lundi 4 juin 2012

Les Louvetiers du Roi - Serge brussolo

Présentation de l'éditeur (Plon) Thriller historique 

Louis XIV vient de mourir, laissant la France ruinée. Avec l'arrivée du régent souffle un vent de liberté que d'aucuns nommeront débauche. Occultismes et messes noires sont le pain quotidien des roués qui invoquent le diable dans les carrières de Vanves. 
Frédéric Lemât, lui, est un peintre apprécié des salons. C'est également un sympathique tueur à gages dont l'art consiste à débarrasser de leur encombrant mari les jeunes marquises vendues par leur familles à des barbons. Frédéric utilise ses connaissances en chimie pour transforme ses tableaux en pièges mortels. 
Mais voilà soudain que le chasseur devient gibier ! Qui en veut à la vie de Frédéric ? Et surtout, qui est le mystérieux Ikônos, ce peintre dont personne n'a jamais vu le visage, et dont les toiles sont réputées prophétiques ? Si prophétiques, qu'elles pourraient ébranler les fondements de la monarchie. Aux yeux des Louvetiers du Roi, un groupe de fanatiques, il est capital de détruire ces oeuvres impies… et leur auteur ! Bien malgré lui, Frédéric va se retrouver mêlé à un complot qui le dépasse, et dont il risque d'être la première victime.

Avant la lecture : Cela fait très longtemps que je n'avais pas lu un Brussolo, et malgré une écriture simple, mon plaisir etait à chaque fois renouvelé. Il vous embarque toujours dans un environnement différent et original, les intrigues tiennent en haleine, et on est tout de suite plongée au coeur de l'aventure. Il a été difficile de se faire une opinion avant la lecture de ce livre car je n'ai quasiment trouvé aucun commentaire sur le forum de Livraddict… Étonnant !… Alors, plaisir renouvelé, cette fois-ci encore ? On remarquera une couverture simple qui ne dévoile rien de l'histoire, et qui n'aguiche pas beaucoup le lecteur … 

Après la lecture : Incroyable, cela fait 7, 8 ans que je n'ai rien lu de lui, et j'ai tout de suite reconnu sa patte. Comme à son habitude, il nous entraîne rapidement dans le coeur de l'histoire. Cette fois-ci c'est un thriller historique, genre que j'apprécie beaucoup. Un style d'écriture simple mais qui touche à l'essentiel tout de suite. Les rebondissements sont également bien rendus par un choix de mots et de tournures de phrases travaillées, le suspens est exalté !


Mais quelle imagination ! un peintre machiavélique entraîne la mort de vieux maris en intégrant dans sa peinture des essences chimiques pouvant prendre feu, ou exhaler des poisons. Ce coquin se voit payer des fortunes pour ces tableaux, Il fallait déjà avoir une grande maîtrise des techniques picturales pour mettre au point de tels stratagèmes … Mais un homme le surpasse : Ikônos, dont je ne révélerai pas la véritable identité, il est capable, lui, de faire beaucoup plus fort, et de créer des tableaux pouvant dévoiler le futur, on va vraiment plus loin dans le fantastique, c'est diaboliquement génial ! ... Il y a aussi le mystère de sa maison, cadeau pour le moins empoisonné de Timoléon, une nouvelle enigme qui s'ajoute à celle d'Ikônos, et qui fait partie intégrante de l'histoire. Ces intrigues toutes entremêlées témoignent encore de l'imagination fascinante de cet auteur. Tout est donc en place pour le déroulement des faits, et c'est là, ou il a manqué quelque chose, l'intrigue est palpitante au début, puis dans une seconde partie, l'histoire s'essouffle un peu, on sent la fin qui arrive et qui est un peu trop facile et logique, Brussolo va trouver un rebondissement original en la personne de Juliette, mais cela ne suffira pas à finir en apothéose. Les événements se précipitent mais vont manquer un peu d'envergure (dont le passage avec la tempête). Nous n'avons pas forcément toutes les réponses à nos questions : Comment Ikônos a évolué aux côtés de son père pour devenir extralucide ? On ne sait finalement pas grand chose sur Juliette et sa traîtrise, ni sur les louvetiers du roi ? ... bref, l'intrigue avait bien pris et, puis tout s'arrête un peu vite, et on reste un peu sur sa faim à la fin...


Les personnages principaux restent attachants, surtout celui de Lahuilette, ami fidèle de son maître. Quant à Juliette, elle incarne toutes les facettes d'une femme ambigüe, les meilleures comme les pires. Le héros, Frédéric, n'est finalement pas le plus attachant, il m'a laissé assez indifférente car il se laisse un peu trop manipulé. En fait, tous les yeux sont tournés vers Arnaud de Bregannog. On aimerait en savoir plus sur ce personnage enfermé dans sa folie, il n'est pas assez exploité sans doute.


Enfin, comme à son habitude, Serge Brussolo sait nous sortir du quotidien, avec des histoires toujours plus fascinantes, il reste pour moi un excellent auteur, et le dépaysement de ces histoires m'enchante à chaque fois, donc je ne saurai trop vous conseiller d'y goûter, mais attention on devient vite accroc ...



2 commentaires:

  1. Donc de tous les Brussolo que tu as lus, il se trouve que le seul que je trouve commenté est celui qui t'a semble-t-il un 'tit peu moins conquise.
    Il reste que malgré la facilité de la fin et l'intrigue qui perd en intensité que le cadre de cette histoire pourrait bien tout de même me plaire...
    Enfin, je vais quand même vouloir lire d'autres titres du monsieur encore plus prometteurs avant!

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    1. Eh oui, je les ai lu bien avant de faire ce blog .....Et, je les ai tous apprécié ! Certains m'ont plus marqués ! Mais jamais déçue ! Tu peux donc y aller les yeux fermés selon tes gouts ! ;)

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