mardi 1 novembre 2016

Le braconnier du lac perdu - Peter May

Présentation de l'éditeur ( Babel noir) - Policier
Traducteur : Jean-René Dastugue

Depuis qu'il a quitté la police, Fin Macleod vit sur son île natale des Hébrides, à l'ouest de l'Écosse. Engagé pour pourchasser les braconniers qui pillent les eaux sauvages des domaines de pêche, il retrouve Whistler, son ami de jeunesse. Le plus brillant des enfants de Lewis. Le plus loyal aussi qui, par deux fois, lui a sauvé la vie. Promis au plus bel avenir, il a pourtant refusé de quitter l'île où il vit aujourd'hui comme un vagabond ; sauvage, asocial, privé de la garde de sa fille unique. Et d'entre tous, il est le plus redoutable des braconniers. Quand Fin se voit contraint de le traquer, Whistler, de nouveau, l'arrache à la mort et le conduit jusqu'à un lac qui abrite depuis dix-sept années l'épave d'un avion. L'appareil, que tous croyaient abîmé en mer, recèle le corps d'un homme, assassiné.

Dans sa quête pour résoudre l'énigme, Fin opère un retour vers le passé qui le confronte aux trois femmes qui ont marqué sa vie : Marsaili qui a hanté toute son existence, Mairead à la voix pure qui a envoûté ses premières années d'homme, Mona dont l'a séparé pour toujours la mort tragique de leur fils.

Opus final de la trilogie de Lewis, Le Braconnier du lac perdu en est aussi le plus apocalyptique. Alors que resurgissent les démons enfouis et que les insulaires affrontent une nature dévastatrice, l'heure des comptes a sonné et les damnés viennent réclamer leur lot de victimes.


Et bien voilà, la saga écossaise de Peter May est terminée, et c’était vraiment une agréable lecture dans son ensemble.
Tome 1 - L'île des chasseurs d'oiseaux  et tome 2 - L'homme de Lewis.

Je vais faire plus court sur ce troisième volet car à part l’intrigue qui change, je vais sûrement me répéter en vous disant qu’on retrouve avec plaisir les décors sauvages de ce magnifique pays qui alimentent les tempéraments mélancoliques et ne cessent de donner une ambiance morose aux histoires de cet auteur. Une atmosphère qui est sa marque de fabrique, qui fait partie intégrante de l’histoire, presque comme un personnage récurrent au même titre que Fin Mc Leod, qu’il me plait de retrouver encore une fois.


Après les péripéties du tome 2, la suite logique nous fera découvrir la fin du procès de son ami Donald avec d’excellentes tirades d’ailleurs, et dans cette attente, notre ancien policier reprendra du service pour renforcer la sécurité de l’île et mettre fin au braconnage des petites frappes dans la région des lacs. 

Alors, ça commence fort : un lac s’assèche à cause d’une montée de tourbe, et dévoile la carcasse d’un petit avion qui sera le point de départ de cette nouvelle aventure, car l'avion renferme un cadavre... Une intrigue qui reprend un peu le même chemin que ses premières histoires en nous remémorant le passé de Fin.
L'auteur utilise le procédé du flash-back sans parcimonie, et j'avoue que ce serait le petit bémol de ce roman, car il en résulte parfois que nous ne savons plus trop dans quelle période on se trouve ! Une spécificité que j’avais déjà remarqué dans les épisodes précédents, mais qui m'a un  peu plus dérangé ici ! Allez savoir pourquoi ! 


La galerie de personnages est toujours aussi délicieuse et diversifiée, on y croise les amis d'enfance et surtout d'adolescence de Fin, et on retrouve notre héros quand il était chauffeur pour un groupe de rock celtique, cet univers musical donne une touche vivante au récit. 
Quand Fin s'aperçoit que Whistler, un de ses bons amis de cette époque, est devenu un clochard, ivrogne et braconnier à ses heures perdues ... Les conflits vont naître et les rapports vont se tendre et de sous-entendus en sous-entendus, la vérité cachée depuis longtemps va resurgir et leur revenir comme un boomerang ... Fin va mener son enquête personnelle car il pressent bien que le cadavre retrouvé dans le cockpit est directement lié à des événements de son propre passé, et avec l'aide de Gunn, il va remonter la piste peu à peu, nous ouvrant une nouvelle perspective sur cet accident d'avion.

J'avoue avoir été un peu déçue par une fin qui n’en est pas vraiment une... Mais j'ai tellement aimé cette série qu' y mettre un terme plus symboliquement et précisément m'aurait peiné doublement, ici, la porte est ouverte à l'avenir de Fin et pourquoi pas à d'autres histoires ! Monsieur May, si tu m'entends !!! Je suis preneuse !

Une pensée pour Tautiton avec qui j'ai partagé un avis similaire 
sur les deux premiers tomes.

28- Le Dernier Problème : lire un livre qui est le dernier tome d'une saga

4 commentaires:

  1. a chaque fois que je vois cette saga, je pense a toi. L'autre jour je voulais la prendre en librairie, il avait pas le tome 1

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    1. Ah ! Oui Chris, c'est gentil, je la conseille vivement mais il faut aimer le genre et le style.

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  2. J'aime bien les fins ouvertes, elles donnent l'espoir de retrouver les personnages que l'on a aimé, c'est parfois un peu dur de les quitter... Alors j'espère que Peter May t'entendra ;) Quant à moi, j'ai une bonne résolution de plus à tenir ! Bisous :)

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    1. Oui Lupa, j'ai crié fort ...j'espère qu'il entendra, en attendant je vais attaquer sa série chinoise ! ;)

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