samedi 6 octobre 2018

Intrigue à Giverny - Adrien Goetz

Le mot de l'éditeur ( Le livre de Poche) - Policier 

 Et revoici Pénélope, l’intrépide Pénélope, dans le tourbillon d’une enquête pleine de mensonges, de meurtres et de Monet. Alors que la fameuse conservatrice-détective assiste à un dîner au Musée Marmottan-Monet, deux fines connaisseuses de l’œuvre du grand peintre impressionniste disparaissent. Le lendemain, l’une est retrouvée morte alors que l’autre, une religieuse du nom de sœur Marie-Jo, est aperçue à Monaco par Wandrille, le compagnon de Pénélope - Monaco où doit avoir lieu l’achat d’une toile inédite de Monet pour célébrer le mariage du prince Albert et de Charlène.
Qui est la mystérieuse sœur Marie-Jo ? Pourquoi la Principauté ? Et qui a tué Carolyne Square ? Pénélope et Wandrille courent de Charybde en Scylla et de Giverny à Monaco pour tenter de résoudre ce mystère. L’amitié de Monet avec Georges Clemenceau va soudain prendre sens. Quelle a été l'étrange vie du paisible M.Monet ?
 
Pour le challenge des 12 thèmes, j’ai retenu un livre où une intrigue policière nous conduit dans deux régions différentes de France, la Normandie et la côte d’Azur, précisément Giverny et Monaco. Le voyage semblait intéressant… Mais mais mais … voilà …

Adrien Goetz est l’auteur de plusieurs romans axés sur l'histoire de l'art, il faut dire qu’il a toutes les qualités requises, puisqu’il est maître de conférences à l'université Paris 4-Sorbonne et membre de l'Académie des beaux-arts. La grande classe ! Et franchement on apprend beaucoup de choses sur le monde de l’Art. C’est l’impressionnisme qui est mis à l’honneur dans ce tome, et comme je suis très friande des oeuvres de Monet notamment, j’exulte !.
Ayant visité plusieurs fois Giverny, j’étais vraiment impatiente de me lancer au côté de Pénélope, conservatrice en chef et de son fiancé Wandrille, journaliste intrépide, dans une enquête qui nous mènerait sur les lieux qui ont vu naître les chefs d’oeuvres de Monet. Le décor est planté et nous voyagerons du musée de Marmottan-Monet à Paris au palais de Monaco, en passant par la magnifique maison du peintre à Giverny,
L’intrigue plutôt simple, est souvent noyée par les connaissances de l’auteur qui se déversent un peu partout en altérant le suspens et le cours même de l’enquête. Toutes les informations sont très intéressantes et son approche de la vie de Monet et de ses relations avec Clemenceau ne manque pas d’intérêt et témoignent de nombreuses recherches sur le sujet. On y parlera aussi du métier de conservateur, des intrigues internes pour les achats d’oeuvres, les gueguerres entre les services culturels, ou encore les faux tableaux qui circulent en toute impunité, tout cela méritent le détour, mais le style est pour moi trop anecdotique, un peu coupé à la serpe, ma lecture n’a pas été fluide.

Ses deux personnages récurrents ont partagé déjà quelques enquêtes au point de trouver beaucoup d’affinités et de préparer à ce jour leur mariage, tout comme le prince Albert et Charlène prépare le leur en toile de fond de cette histoire ! Malgré leur fantaisie débordante, j’avoue ne pas m’être attachée assez à ces deux oiseaux. Ils apportent une touche trop rocambolesque à l’enquête, et avec toute cette érudition, j’ai trouvé le contrepoids inégal. La notion du temps est aussi déconcertante, les allées et venues entre le musée Marmottan, Giverny ou encore Monaco semblent être instantanées, et donnent, certes, un rythme rapide mais aussi une sensation de terminer un peu vite l’affaire.

Je vous laisse découvrir à votre tour cet auteur qui a déclenché chez moi, beaucoup de questions sur Monet et une éventuelle double vie ! et c'est d’ailleurs tous les passages se rapportant au peintre et à Giverny que j'ai préféré, ainsi que l’histoire de Kintô, le gardien des lieux. 
Cet endroit reste vraiment magique, il inspire toujours et encore ...et je vous présente dans un petit plus, la belle histoire du jardin de Monet qui s’est expatrié au Japon ! 
 

Un peu de Normandie au Japon

Un air français plane sur le village de Kitagawa, sur l'île de Shikoku. Ici, vous pourrez retrouver tout l'univers du peintre impressionniste Claude Monet en visitant une réplique fidèle du jardin de Giverny, en Normandie. A l'origine du jardin Claude Monet au Japon, un souhait : redynamiser la région par le biais du tourisme.


De Giverny à Kitagawa

Après réflexion et sous l'impulsion du jardinier en chef, le village a décidé de reproduire le célèbre jardin de Claude Monet, situé à plus de 10 000 kilomètres. Pour faire cela dans les règles de l'art, une délégation partit à la rencontre de Gilbert Vahé, responsable du jardin dépendant de la Fondation Claude Monet en France. S'ensuivit une collaboration de tout instant qui permit au village de Kitagawa de recevoir des mains du chef d'orchestre français, les plans du jardin. Échanges de graines, d'idées, mise en place de séminaires et de visite de chantiers... Rien n'est laissé au hasard et en 1999, peu avant l'inauguration du parc, il reçoit le nom tant convoité de "Jardin de Monet de Marmottan". Ce jardin exceptionnel est le seul au monde (en dehors de celui de Giverny) à pouvoir porter cette appellation.

Sur plus de 30 hectares, ce sont environ 55 000 spécimens d'arbres et de plantes qui ont été agencés pour recréer le jardin originel quasi à l'identique. Il a fallu tout de même composer avec le climat, la topographie du lieu entre mer et montagnes, et bien évidemment, avec les typhons frappant la région de manière récurrente. Mais les ressemblances sont certaines et appréciées des visiteurs. 
 
Des fleurs, de l'eau et la lumière 
 
Le jardin de Kitagawa se compose de trois espaces. Le jardin des fleurs, ou Hana no niwa, représente le jardin du Clos normand. A travers un choix spécifique, les jardiniers cherchent à recréer toute l'étendue de la palette du peintre, et ce, quelle que soit la saison. Au centre, se trouve la maison des fleurs renfermant tous les plans constituant l'aménagement paysagé. Le jardin de Lumière ou Hikari no niwa, s'inspire des œuvres créées à la suite d'un voyage en Méditerranée qu'entreprirent Monet et Renoir. Issue de la collaboration avec Gilbert Vahé, cette partie du parc est inédite et s'intègre parfaitement au relief ondulé de la région. Le souhait s'est porté sur le mélange d'espèces typiquement méditerranéennes, comme l'olivier ou le cocotier et d'autres typiques de la préfecture de Kochi. D'ici, vous pourrez entreprendre une promenade en forêt vous menant à un observatoire où vous pourrez admirer le soleil couchant sur l'océan pacifique et les montagnes environnantes.

Rêve en bleu
 
Le clou du spectacle est très certainement le jardin d'eau, Mizu no niwa. Moins vaste que celui de Giverny, il est tout aussi charmant. Le taikobashi, ou pont japonais, présent en Normandie, est fidèlement restitué. Tout comme les nénuphars ravivant les eaux de l'étang, la glycine recouvrant le pont ou les bambous jouant avec le vent. Dans son imaginaire, Claude Monet avait espéré voir un jour des nénuphars bleus envahir son étang. Mais ce rêve resta figé dans ses plus beaux chefs d'œuvres. La magie du jardin de Kitagawa tient peut-être à cela : voir s'épanouir du mois de juillet à octobre, les nymphéas bleus tant désirés par le peintre.

Le jardin de Claude Monet Marmottan représente un bel hommage à ce peintre impressionniste séduit par la culture japonaise.

source : https://www.vivrelejapon.com/ville-tokushima/jardin-claude-monet-kitagawa-shikoku 



3 commentaires:

  1. C'est chouette de se balader à l'intérieur d'un si beau cadre le temps d'une lecture. Dommage que le plumage des deux oiseaux n'ait pas été si éclatant qu'espéré, mais rien que pour Monet, ça donne tout de même envie !
    Et merci pour la virée japonaise, c'est magique *_*
    Bises ma Lili :)

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    1. Hein ! Stupéfiant cette reproduction de Giverny au japon !... cest vrai que Monet et son implication dans l'histoire m'ont aidé à finir ce roman. 😉

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  2. Je ne connaissais pas, ça aurait pu être sympa mais ce que tu dis du style me rebute un peu.

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