lundi 29 octobre 2018

Les limbes - Olivier Bal

Présentation de l'éditeur (de Saxus) - Fantastique Thriller

Vietnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu'il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s'est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu'il dort, il visite les songes des autres... Seuls les médicaments l'empêchent de rêver. Un an plus tard, un ancien frère d'armes, Nate Irving, vient frapper à sa porte. Il est venu le chercher pour participer à un projet secret sous la supervision de la CIA : Les Limbes. Direction une base perdue au fin fond de l'Alaska où James, accompagné d'autres individus dotés des mêmes capacités, va commencer à maîtriser ses aptitudes. Il découvrira ainsi qu'il peut non seulement explorer les rêves d'inconnus mais surtout en prendre le contrôle et les modifier. Mais certaines portes devraient rester fermées à jamais... 


Je remercie Babelio et les éditions de SAXUS pour cette très très bonne lecture ! En fait ce livre me titillait depuis le salon du livre de Paris. Babelio a relancé ma curiosité avec le masse critique ainsi que quelques copinautes dont les chroniques avaient fait mouche !    

Et je suis bien contente d'avoir succombé à la tentation car j’ai quasiment dévoré ce roman, et cela faisait un moment que je n’avais pas ressenti ce besoin impérieux de me replonger dans l'histoire dès qu'un moment le permettait.

L'univers du rêve, dans lequel nous convie l’auteur, est riche en mystère et passionne terriblement ; pour peu que notre imagination soit fertile, la porte est ouverte à toutes variétés d'histoires, ici nous sommes à la limite de plusieurs genres, entre le thriller, le fantastique et l'horreur, ces styles se côtoient à travers un événement historique, la guerre du Vietnam, un élément qui reste en tâche de fond et qui va donner matière a des expériences scientifiques dépassant l’entendement, surtout si on recadre l’histoire dans les années 70. 


James, un jeune soldat, va être démobilisé à cause d’une grave blessure à la tête, il semble être un acteur idéal pour une série de tests et d’expérience donnant la possibilité à l’homme de pénétrer et de comprendre un peu mieux la complexité des rêves et des univers parallèles dans lequel nous pourrions évoluer par la force de l’esprit. 
Un projet qui va peu à peu prendre une tournure fascinante et lui faire rencontrer et remonter ces plus grandes peurs …

J’avoue qu’au départ, la quête paraissait un peu simpliste et peut être même un peu déjà vu, surtout avec le côté épidémie zombiesque … mais au fil des pages, on se surprend à être quasiment en apnée quand notre héros prend la direction de ses rêves, et de son inconscient pour y découvrir l'existence d'un mode ancestral où la beauté s'associe au mal, et on apprécie qu'il soit accompagné par d’autres cobayes très attachants…


Des projets pour former des militaires hors paires ont existé et ont été sûrement recensé par l’auteur. Ici, l’originalité de ces expériences n'est pas d'en faire des grosses brutes qui tuent l’ennemi sur leur passage, mais de jouer sur leurs capacités intellectuelles pour gagner une guerre des nerfs par ruse psychologique et cérébrale ! Il y a d'ailleurs d’excellents passages sur la prise de contrôle d’un cerveau … Mais chut ! je n’en dirais pas plus … Il faudra vous y coller pour savoir !

La maitrise du suspens est un élément clef de ce roman et si c’est un premier roman, cela laisse présager de futures belles prouesses. On est très vite happé et les rebondissements fusent. Le style nerveux avec des chapitres et des phrases courtes renforcent le procédé. On est sur le qui-vive jusqu’à la dernière ligne qui arrive presque un peu trop brutalement, et nous laisse comme deux ronds de flan… dans un débordement de questions et d’étonnement ! Alors une suite ou pas ? La porte est ouverte en tous les cas.

On y aborde une certaine psychologie et un regard un peu sombre sur notre humanité, l’homme joue parfois les apprentis sorciers au risque de prendre des vies sans aucun scrupule et d’être mené par l’obsession du pouvoir, encore un exemple très concret ici … cela fait réfléchir !


Un dernier mot sur l'atmosphère générale, l'action se passe dans une base confinée en Alaska, et le fait que les scientifiques et leur cobayes soient coupés de tout, rend la tension encore plus angoissante :  mauvais temps, huis clos, épidémies ... rien ne va plus, l'amalgame fait frémir et même si la narration manque de précisions et de descriptions, on imagine très bien ce qui se passe. C'est à travers notre soldat que l'on va vivre cette aventure intérieure et c'est véritablement un film que j'ai vu défiler sous mes yeux !  Alors je ne serai pas surprise de le voir sur les écrans un de ses 4 ! 
Un sujet palpitant et inépuisable ! Il nous reste encore tellement de choses a découvrir sur ce qui vibre entre nos deux oreilles !  A découvrir !





43- Les Plans du Bruce-Partington : lire un livre se passant en temps de guerre


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mardi 16 octobre 2018

En Novembre, partenariat spécial mois2 avec STEFAN PLATTEAU


Les Éditions J'ai Lu s'associent à Bookenstock, 
et nous proposent de découvrir Stefan Platteau 
 
Le pitch :
Quelque part dans la forêt de Vyanthryr réside le Roi-Diseur, l’oracle légendaire. Dernier espoir d’une nation ravagée par la guerre civile, le capitaine Rana remonte le fleuve à sa recherche, entraînant dans sa quête une poignée de braves. Personne n’a jamais navigué si loin en amont, à des milles de toute civilisation. Et pourtant, voilà qu’un naufragé dérive à leur rencontre, accroché à une simple branche. Qui est-il, et que lui est-il arrivé ? Lui qui se fait appeler « le Bâtard», est-il un simple humain, ou l’héritier d’un sang plus ancien ? En ces terres du Nord, les géants et les dieux marchent encore sous les arbres. Déjà, la forêt frémit des prémices de leur colère…

 
J'ai hâte d'y être et de découvrir cet auteur et son univers ! Il ne faudra pas hésiter à passer chez Book en stock pour l'interview participative !

samedi 6 octobre 2018

Intrigue à Giverny - Adrien Goetz

Le mot de l'éditeur ( Le livre de Poche) - Policier 

 Et revoici Pénélope, l’intrépide Pénélope, dans le tourbillon d’une enquête pleine de mensonges, de meurtres et de Monet. Alors que la fameuse conservatrice-détective assiste à un dîner au Musée Marmottan-Monet, deux fines connaisseuses de l’œuvre du grand peintre impressionniste disparaissent. Le lendemain, l’une est retrouvée morte alors que l’autre, une religieuse du nom de sœur Marie-Jo, est aperçue à Monaco par Wandrille, le compagnon de Pénélope - Monaco où doit avoir lieu l’achat d’une toile inédite de Monet pour célébrer le mariage du prince Albert et de Charlène.
Qui est la mystérieuse sœur Marie-Jo ? Pourquoi la Principauté ? Et qui a tué Carolyne Square ? Pénélope et Wandrille courent de Charybde en Scylla et de Giverny à Monaco pour tenter de résoudre ce mystère. L’amitié de Monet avec Georges Clemenceau va soudain prendre sens. Quelle a été l'étrange vie du paisible M.Monet ?
 
Pour le challenge des 12 thèmes, j’ai retenu un livre où une intrigue policière nous conduit dans deux régions différentes de France, la Normandie et la côte d’Azur, précisément Giverny et Monaco. Le voyage semblait intéressant… Mais mais mais … voilà …

Adrien Goetz est l’auteur de plusieurs romans axés sur l'histoire de l'art, il faut dire qu’il a toutes les qualités requises, puisqu’il est maître de conférences à l'université Paris 4-Sorbonne et membre de l'Académie des beaux-arts. La grande classe ! Et franchement on apprend beaucoup de choses sur le monde de l’Art. C’est l’impressionnisme qui est mis à l’honneur dans ce tome, et comme je suis très friande des oeuvres de Monet notamment, j’exulte !.
Ayant visité plusieurs fois Giverny, j’étais vraiment impatiente de me lancer au côté de Pénélope, conservatrice en chef et de son fiancé Wandrille, journaliste intrépide, dans une enquête qui nous mènerait sur les lieux qui ont vu naître les chefs d’oeuvres de Monet. Le décor est planté et nous voyagerons du musée de Marmottan-Monet à Paris au palais de Monaco, en passant par la magnifique maison du peintre à Giverny,
L’intrigue plutôt simple, est souvent noyée par les connaissances de l’auteur qui se déversent un peu partout en altérant le suspens et le cours même de l’enquête. Toutes les informations sont très intéressantes et son approche de la vie de Monet et de ses relations avec Clemenceau ne manque pas d’intérêt et témoignent de nombreuses recherches sur le sujet. On y parlera aussi du métier de conservateur, des intrigues internes pour les achats d’oeuvres, les gueguerres entre les services culturels, ou encore les faux tableaux qui circulent en toute impunité, tout cela méritent le détour, mais le style est pour moi trop anecdotique, un peu coupé à la serpe, ma lecture n’a pas été fluide.

Ses deux personnages récurrents ont partagé déjà quelques enquêtes au point de trouver beaucoup d’affinités et de préparer à ce jour leur mariage, tout comme le prince Albert et Charlène prépare le leur en toile de fond de cette histoire ! Malgré leur fantaisie débordante, j’avoue ne pas m’être attachée assez à ces deux oiseaux. Ils apportent une touche trop rocambolesque à l’enquête, et avec toute cette érudition, j’ai trouvé le contrepoids inégal. La notion du temps est aussi déconcertante, les allées et venues entre le musée Marmottan, Giverny ou encore Monaco semblent être instantanées, et donnent, certes, un rythme rapide mais aussi une sensation de terminer un peu vite l’affaire.

Je vous laisse découvrir à votre tour cet auteur qui a déclenché chez moi, beaucoup de questions sur Monet et une éventuelle double vie ! et c'est d’ailleurs tous les passages se rapportant au peintre et à Giverny que j'ai préféré, ainsi que l’histoire de Kintô, le gardien des lieux. 
Cet endroit reste vraiment magique, il inspire toujours et encore ...et je vous présente dans un petit plus, la belle histoire du jardin de Monet qui s’est expatrié au Japon ! 
 

Un peu de Normandie au Japon

Un air français plane sur le village de Kitagawa, sur l'île de Shikoku. Ici, vous pourrez retrouver tout l'univers du peintre impressionniste Claude Monet en visitant une réplique fidèle du jardin de Giverny, en Normandie. A l'origine du jardin Claude Monet au Japon, un souhait : redynamiser la région par le biais du tourisme.


De Giverny à Kitagawa

Après réflexion et sous l'impulsion du jardinier en chef, le village a décidé de reproduire le célèbre jardin de Claude Monet, situé à plus de 10 000 kilomètres. Pour faire cela dans les règles de l'art, une délégation partit à la rencontre de Gilbert Vahé, responsable du jardin dépendant de la Fondation Claude Monet en France. S'ensuivit une collaboration de tout instant qui permit au village de Kitagawa de recevoir des mains du chef d'orchestre français, les plans du jardin. Échanges de graines, d'idées, mise en place de séminaires et de visite de chantiers... Rien n'est laissé au hasard et en 1999, peu avant l'inauguration du parc, il reçoit le nom tant convoité de "Jardin de Monet de Marmottan". Ce jardin exceptionnel est le seul au monde (en dehors de celui de Giverny) à pouvoir porter cette appellation.

Sur plus de 30 hectares, ce sont environ 55 000 spécimens d'arbres et de plantes qui ont été agencés pour recréer le jardin originel quasi à l'identique. Il a fallu tout de même composer avec le climat, la topographie du lieu entre mer et montagnes, et bien évidemment, avec les typhons frappant la région de manière récurrente. Mais les ressemblances sont certaines et appréciées des visiteurs. 
 
Des fleurs, de l'eau et la lumière 
 
Le jardin de Kitagawa se compose de trois espaces. Le jardin des fleurs, ou Hana no niwa, représente le jardin du Clos normand. A travers un choix spécifique, les jardiniers cherchent à recréer toute l'étendue de la palette du peintre, et ce, quelle que soit la saison. Au centre, se trouve la maison des fleurs renfermant tous les plans constituant l'aménagement paysagé. Le jardin de Lumière ou Hikari no niwa, s'inspire des œuvres créées à la suite d'un voyage en Méditerranée qu'entreprirent Monet et Renoir. Issue de la collaboration avec Gilbert Vahé, cette partie du parc est inédite et s'intègre parfaitement au relief ondulé de la région. Le souhait s'est porté sur le mélange d'espèces typiquement méditerranéennes, comme l'olivier ou le cocotier et d'autres typiques de la préfecture de Kochi. D'ici, vous pourrez entreprendre une promenade en forêt vous menant à un observatoire où vous pourrez admirer le soleil couchant sur l'océan pacifique et les montagnes environnantes.

Rêve en bleu
 
Le clou du spectacle est très certainement le jardin d'eau, Mizu no niwa. Moins vaste que celui de Giverny, il est tout aussi charmant. Le taikobashi, ou pont japonais, présent en Normandie, est fidèlement restitué. Tout comme les nénuphars ravivant les eaux de l'étang, la glycine recouvrant le pont ou les bambous jouant avec le vent. Dans son imaginaire, Claude Monet avait espéré voir un jour des nénuphars bleus envahir son étang. Mais ce rêve resta figé dans ses plus beaux chefs d'œuvres. La magie du jardin de Kitagawa tient peut-être à cela : voir s'épanouir du mois de juillet à octobre, les nymphéas bleus tant désirés par le peintre.

Le jardin de Claude Monet Marmottan représente un bel hommage à ce peintre impressionniste séduit par la culture japonaise.

source : https://www.vivrelejapon.com/ville-tokushima/jardin-claude-monet-kitagawa-shikoku 



lundi 1 octobre 2018

Outlander - Tome 4 - Les Tambours de l'automne - Diana Gabaldon

Présentation de l'éditeur (J'ai lu) - Romance histrorique
Traduction : Philippe Safavi

Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l'unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n'a qu'une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce "cercle des fées" qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l'anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu'enfin, dans la paix, tous les Fraser répondent d'une seule voix à l'appel de leur clan.

Ici ma chronique du tome 3 - Le voyage



Voilà la 3e saison en série DVD qui vient de s’achever pour moi, un peu en retard pour le visionnage mais j’ai surtout essayé de faire durer le plaisir, car cette série est tout bonnement parfaite ! Décors et costumes somptueux et réalistes, rebondissements exaltants, personnages attachants … Bref une excellente saison encore qui illustre aussi une excellente saga romanesque et historique semée d’aventures trépidantes.

Ayant enchainé ce tome 4 directement après la série, j’ai pu me replonger exactement là où celle-ci s’arrête … au mot près, c’est dire le respect des producteurs pour le texte de Mme Gabaldon. 

J’ai donc continué avec plaisir ma lecture en ayant à l’esprit les visages choisis pour cette série et qui colle parfaitement bien au roman. 


Je ne vous raconterai rien de la suite des aventures de nos héros, déjà parce que ce serait impossible tellement il se passe de choses, il y a une foule d’histoires dans les histoires qui sont entraînantes et nous emporte dans des paysages différents. 
Le neveu de Jamie "little Yan" et sa famille, Brianna sa fille, Lord John Grey, autant de personnages, parfois au second plan, qui prennent dans ce tome une place importante et nous régale de leurs présences rafraichissantes. Je regrette de ne plus être en Ecosse, mais l’histoire se prête à ce changement de latitude et les colonies d’Amérique, notamment la Caroline sont des lieux décrits avec précision, révélant aussi un pays rude, grandiose, parfois inhospitalier et surtout peuplé d’animaux sauvages et d’indiens édifiant ...C'est un univers qui nous transporte tout autant que la magie des collines écossaises. 
L'aspect historique en toile de fond nous projette dans une Amérique est à l'aube de son Indépendance, plaisante à découvrir, mais difficile à vivre, Claire comprend tout le poids historique de cet imbroglio qui conduit doucement à la guerre. L'évolution  des personnages s'adapte à la grande histoire donnant de la crédibilité et du sentiment à toutes leurs action.

Rien que d'en parler, j’ai déjà la nostalgie de retrouver ce petit monde exilé en Amérique, et le tome 5 est désormais sur ma table de chevet. Dès que mes lectures en cours seront achevées, je reprends le chemin du mystérieux Craigh na Dun, un cercle de pierres mégalithiques au sommet d'une colline qui me laisse rêveuse et attendrie…


Le tartan en quelques mots

Il s'agit d'un tissu formé de rayures horizontales et verticales de différentes couleurs, sur un fond coloré. Les rayures entrelacées sont connues sous le nom de motif (sett). Il est originaire des Highlands.

Le tartan fut mentionné pour la première fois en Écosse en 1538. À l'origine, les membres des clans utilisaient les plantes, les mousses et les baies locales pour teindre la laine.

Le tartan est utilisé pour fabriquer les kilts.

Un kilt est un lé de tartan porté autour de la taille. Cependant, un « vrai » kilt est généralement accompagné de :
• Une bourse (ou sporran) : un petit sac porté autour de la taille, sur le kilt. « Sporran » est le mot gaélique pour « porte-monnaie ».
• Une épingle à kilt : elle sert à tenir les deux pans du kilt par devant.
• Une sgian dubh (prononcer ski-ane dou) : un petit poignard placé dans la chaussette.


Le kilt est également originaire des Highlands. À l'origine, il s'agissait d'un pan de tissu de 5 mètres de long, non confectionné. En gaélique, il était connu sous le nom de féileadh mor (prononcer philamore), ce qui signifie « grand kilt ». Il était porté autour de la taille, comme les kilts modernes, mais le tissu restant était passé sur l'épaule puis épinglé. La partie supérieure pouvait être ajustée en fonction du temps, de la température ou de la liberté de mouvement requise.

Le kilt gagna en popularité après avoir été choisi par les régiments des Highlands au service de l'armée britannique.

Aujourd'hui, les kilts sont plus souvent portés lors de mariages, des jeux des Highlands, et lors ceilidhs, danses traditionnelles par les danseurs et les membres du groupe de musique.

lundi 24 septembre 2018

Le dernier magicien T1 - L'ars Arcana - Lisa Maxwell

Présentation de l'éditeur (Casterman) - Fantasy
traduction : Corinne Daniellot


Arrêter le magicien.
Voler le Livre.
Sauver le futur.
De nos jours à New York, les magiciens vivent terrés dans Manhattan, piégés par le Brink, une barrière d'énergie sombre inventée par l’Ordre. S’ils la traversent, ils perdent leur pouvoir, et souvent leur vie.
C’est compter sans Esta, une magicienne ultra-douée qui récupère des artéfacts de l’Ordre en voyageant dans le temps. En effet, la jeune fille a le don de circuler à travers les époques. Et l’heure de sa grande mission est venue : elle doit se rendre en 1902 et empêcher un Magicien de se jeter du haut du pont de Brooklyn avec le Livre ancien contenant les secrets de l’Ordre. Esta saura-t-elle trahir le passé et ceux qu’elle aime pour sauver l’avenir ?




Je remercie Casterman et Babelio pour cette lecture, je dois dire que ce livre a une superbe couverture et même si je ne suis pas très amatrice de tout ce qui ondule ... ces serpents rehaussées d'un verni sélectif sont superbes. C'est donc un très bel objet que j'ai reçu, et j'ai aussi pu partager mes impressions de lecture avec MarieJuliet et Nath-aely dont je mettrai le lien dès que possible.





La 4 de couverture élabore une intéressante perspective et je me lance dans “le pavé”, j’y trouve une jeune fille Esta, au fort tempérament qui a un don particulier, une "affinité" qui lui permet de gérer le temps, le ralentir ou l’accélérer à sa convenance, elle s’aide d’un bijou, une pierre mystérieuse unique qui canalise son pouvoir. Voleuse impulsive, elle fait partie des mages, et se retrouve très vite au coeur d’une intrigue étonnante, son mentor et professeur la destine à retourner dans un passé proche, les années 1900 pour voler un manuscrit ancien "l’ars Arcana", avant qu’il ne soit détruit par un éminent magicien de l’époque. 
Voilà le postulat de départ qui est plutôt simple, Esta étant une excellente voleuse, cette mission ne devrait poser aucun problème particulier sauf que ...... cela ne se passe pas tout à fait comme prévu, car en 1902, le New-york dans lequel elle débarque est un lieu glauque où l’Ordre des mages est sans concession, c’est aussi l’esprit des gangs, des dessous de table, des traitres, du chantage, des réglements de compte… bref un petit Chicago en herbe. Esta est transbahutée dans ce monde rétro et comme elle est aussi indisciplinée que naïve, aussi forte que volontaire, elle s’accrochera au premier regard qui saura lui tendre une main et qui comme elle, cachera son vrai tempérament, il s’agit de Harte, son compagnon de magie et de coeur…

C’est donc un roman d'aventures et d’actions assez bien ficelé et musclé, et qui mêle aussi beaucoup de romance et de sentiments. Il nous apporte des regards différents au fil des chapitres et je dois dire que l’ensemble est cohérent et se lit facilement, c’est un récit young-adult sans équivoque qui nous baladent d’une époque à l’autre sans difficultés.

La galerie de personnages est nuancée et chacun à sa part d’ombre, ils cachent tous un lourd passé et des secrets, ce qui donnera une fin assez surprenante et rebondissante. Ces personnages complexes et énigmatiques restent un point fort du roman. Dolph, Harte, Nibs ou encore Viola dévoilent des facettes surprenantes au fil de l'histoire !

Mais voilà, j'ai le ressenti d'un tableau pas tout à fait fini, il m’a manqué un peu de densité à cette histoire, l’intrigue passe souvent au deuxième plan, mettant trop en exergue les relations amoureuses d’Esta et de Harte et leur petits jeux du chat et de la souris. Les petites histoires parallèles étiolent la toile de fond et donnent des chapitres inégaux au niveau des actions et de l'avancement de notre vraie intrigue. Esta se rappelle d'ailleurs souvent à voix haute qu'elle doit se remettre sur la trace du livre, invitant l'auteure à revenir au coeur de l'action principale. Je ne suis pas arrivée à bien m’immerger dans ce monde de fantasy urbaine, peut-être pas assez décrit ou développé pour mon imaginaire. La magie existe mais finalement on la voit très peu à l’oeuvre et surtout on survole un peu tout sans entrer dans les détails, on ne sait pas trop qui sont ces mages qui régissent l’ordre, d’où ils viennent, comment ils opèrent et pourquoi sont-ils une menace pour le monde !
Je suppose que la suite nous apportera des réponses, sans doute suis-je trop curieuse et j'en demande trop pour ce premier tome d'introduction qui est aussi un premier roman. Il semble être très apprécié des plus jeunes lecteurs auquel il s'adresse avant tout. Je vous invite à découvrir à votre tour la magie de ce roman, la fin occasionne un rebondissement de taille qui donnera sûrement une suite intéressante, et finalement beaucoup d'ampleur à toute l'histoire !

L'avis de MarieJuliet 

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jeudi 13 septembre 2018

Nuit - Bernard Minier



Présentation de l'éditeur (Pocket) - Thriller
Nuit de tempête en mer du Nord. Secoué par des vents violents, l'hélicoptère dépose Kirsten Nigaard sur la plate-forme pétrolière. L'inspectrice norvégienne enquête sur le meurtre d'une technicienne de la base off-shore.
Un homme manque à l'appel. En fouillant sa cabine, Kirsten découvre une série de photos. Quelques jours plus tard, elle est dans le bureau de Martin Servaz.
L'absent s'appelle Julian Hirtmann, le tueur retors et insaisissable que le policier poursuit depuis des années. Étrangement, sur plusieurs clichés, Martin Servaz apparaît. Suivi, épié.
Kirsten lui tend alors une autre photo. Celle d'un enfant.
Au dos, juste un prénom : GUSTAV
Pour Kirsten et Martin, c'est le début d'un voyage terrifiant. Avec, au bout de la nuit, le plus redoutable des ennemis.



Toujours, un grand plaisir de lire cet auteur que j'apprécie particulièrement, je suis à jour sur sa bibliographie, et voici mes avis !


Je n'ai jamais été déçue par ces romans qui connectent parfaitement les émotions, les personnages forts et les aventures souvent musclées et passionnantes. Cette symbiose opère toujours dans le bon sens chez moi, et je me sens proche de son personnage fétiche Martin Servaz, j'aime le retrouver et suivre l'évolution du "bonhomme".
Je peux vous dire que cette histoire nous ramène vraiment à la source, dans l'atmosphère pesante de la première intrigue "Glacé" dans laquelle la traque d' Hirtmann était rebondissante ! 
Dans ce 4ème opus, le rythme est donc angoissant et cette entrée en matière sur une plateforme pétrolière est d'une grande originalité, permettant à la police norvégienne de venir collaborer avec la française. Kristen Nigaard, un personnage tout aussi tourmenté que Servaz, va le sortir de sa nonchalance dans laquelle il semble se complaire et l'obliger à prendre part à son enquête. Martin y est intrinsèquement lié, il y retrouve la trace de son pire ennemi ! 
Autant dire qu'on attend avec impatience la confrontation entre les deux hommes... et surtout voir dans quel piège Hirtmann va pousser Servaz.  
L'enquête en cours est très vite reléguée au second plan pour laisser monter la tension entre les deux hommes. La traque est comme à son habitude plutôt perverse et nerveuse, Martin sera  poussé dans ses retranchements et tenu magistralement par le bout du nez, à cause d'un petit garçon "Gustav" Mais ... Je n'en dis pas plus, c'est plein de surprises et d'émotion !

Malgré tous ces points forts, celui-ci est un poil en dessous des autres à mon goût, car l'attitude de Servaz m'a passablement énervée, incapable de maîtriser ses réactions, il est parfois à côté de la plaque et trop sous l'emprise de son ennemi. On voudrait le secouer un peu pour qu'il se lance dans l'arène et combatte, mais sa fine équipe ne sera pas là pour le pousser et le stimuler, elle manque a tableau. 

Sa déroute et son histoire personnel interfère beaucoup dans ce tome, prenant le pas sur tout le reste. Une autre facette de ce personnage que j'ai déjà hâte de retrouver. 
A vous de frissonner une fois de plus en suivant comme Martin, les traces d'un dangereux psychopathe !
 

mercredi 29 août 2018

jeudi 23 août 2018

Le challenge de la licorne continue pour la ciquième saison !



Le challenge continue pour la 5 année ! eh oui le temps passe, il sera toujours sous le signe des univers imaginaires (fantasy , bit lit, fantastique, SF...) et du Thriller-Policier. Pas de BD, ni de mangas, les livres audio sont autorisés, les romans ou nouvelles.

Je vous invite à me suivre dans ces univers, entre rêves et frissons,
Cette cinquième édition verra le challenge évoluer encore un peu,
il débutera le 1er septembre 2018 et s'achèvera le 31 aout 2019.


LES REGLES

• Celui qui s'inscrit a un potentiel de 24 livres à lire dans l'année sur les deux thèmes (12 de chaque), ainsi il peut continuer ou s'arrêter comme il le souhaite a un des 4 niveaux.

Niveau Elfes psychopathes (3 livres de chaque catégorie = 6 au total)
Niveau Dragons sanguinaires 
(+3 livres de chaque catégorie = 12 au total)
Niveau Trolls tueurs fous
(+3 livres de chaque catégorie = 18 au total)
 pour arriver au BALLROG IMMORTEL qui compte aussi comme un niveau supplémentaire cette année. (+3 livres de chaque catégorie = 24 au total)• DONC Pas la peine d'indiquer votre niveau, vous commencez par un premier livre et rajouterez vos lectures au cours de l'année, vous passerez automatiquement les niveaux des le nombre de lectures atteint. MAIS attention un niveau doit être fini pour passer au niveau supérieur
Si un niveau commencé n'est pas fini, ces points ne compteront pas au final.

• Je ne mettrai pas de lien sur la première page du topic excepté celui vers votre page d'accueil de votre blog, si vous en avez un. j'inscrirai seulement le titre de votre lecture et le nombre de points.


LA NOUVEAUTE

 • Vous avez l’année entière pour lire des livres sur ces 2 thèmes, chaque livre lu rapporte 1 Point, 
ci après, une liste d'options qui donnent des points supplémentaires et sont facultatives.

POUR LE T/P et par NIVEAU si vous lisez 3 livres soit :
-1 policier/ Thriller dont la nationalité de l’auteur est européenne

-1 policier/ Thriller dont la nationalité de l’auteur est Américaine
-1 policier/ Thriller dont la nationalité de l’auteur est Asie ou Afrique ou Oceanie, 
vous aurez 10 points supplémentaires, en plus du point pour chaque lecture

POUR LA SFFF  et par NIVEAU si vous lisez 3 livres soit :
-1 SFFF dont la nationalité de l’auteur est européenne
-1 SFFF dont la nationalité de l’auteur est Américaine
-1 SFFF dont la nationalité de l’auteur est Asie ou Afrique ou Oceanie, 
vous aurez 10 points supplémentaires.

• pour rajouter encore des points ...
• Il y aura 1 PT supplémentaire pour les auteurs français T/P ou SFFF
• Je conserve la possibilité de faire des lectures communes avec des copinautes étant dans le même niveau ou non, il y aura 5 PT supplémentaire sur la lecture en question pour chaque participant.


• Suppression de l'alternance. Il n' y aura plus de PT supplémentaire pour l'alternance des lectures T/P ou SFFF

IMPORTANT
• Vous mettrez sur le fil du forum votre lien ou une chronique de quelques lignes pour valider la lecture, et surtout la nationalité de votre auteur afin que je valide votre lecture et que j'attribue les points. si ce n'est pas précisé j'attribue un point unique du à la lecture.
 
C'est un challenge, un plaisir mais aussi un engagement, Merci de jouer le jeu. Cumulable avec d'autres challenges ! Si vous souhaitez arrêter, n'hésitez pas à le dire également.
Je tiendrai à jour aussi votre avancée également sur mon blog, dans l'onglet prévu à cet effet.
Et pour vos blogs, la bannière est en haut !



BON CHALLENGE
Inscription jusqu'au 15 septembre, pas plus de 20 participants
VOICI LE LIEN LIVRADDICT pour les inscriptions 

lundi 20 août 2018

Tour de livres .... nouvelle rubrique #2


Une nouvelle rubrique pour vous parler rapidement de mes lectures ...Quelques mots ... des impressions ...


Parfois le temps passe et les chroniques restent sur un coin de table ou de papier sans réussir à trouver le chemin du blog, je sais que vous comprendrez la paresse qui nous anime et qui va et vient de temps en temps.

Alors voici mon petit palliatif ....



Un tour de livre qui me permet de vous donner des avis succincts sur quelques lectures de l'été et pour lesquelles je n'ai pas jugé opportun de faire un long commentaire.

LES ROMANTIQUES .........................................................................................................................

Tout d'abord, l'été appelle beaucoup plus à la romance, enfin pour moi ... Alors je vous présente deux lectures charmantes mais sans réelle profondeur et qui exploitent grandement les bons sentiments exacerbés de deux jeunes femmes Lady Meleri Weatherby pour l'un et Carrie McClelland pour l'autre. Pas trop mal notés sur Livraddict, je me lançais vite dans ces romans détentes et plaisir.
Les décors fascinants de l'Ecosse et l'atmosphère rude et mystérieuse de cette contrée sont au centre même des intrigues de coeur qui alimentent ces deux histoires. Deux beaux rôles de femmes fortes et courageuses, et deux romans empreints d'une réalité historique fouillée et passionnante. Ce sera d'ailleurs les gros atouts de ces romances qui ont beaucoup de points communs et avec qui on passe un bon moment. Une petite préférence pour "La mer en Hiver" qui me rappelle "Outlander" par le thème historique et l'enchevêtrement du passé et du présent. Et si votre coeur de midinette n'est pas tenté, je vous laisse passer à la partie POLICIER ci dessous !



Elaine Coffman - Le seigneur des Highlands
Le pitch : Une fresque épique dans le décor envoûtant de l'Ecosse sauvage... Depuis l'enfance, lady Meleri Weatherby, fille d'un baron anglais, est promise au marquis de Waverly. Le bonheur, croit-elle. En fait, le premier acte d'un drame qui mêle déchirures familiales et illusions perdues. Comprenant que son fiancé, sournois et brutal, n'est pas celui qu'elle croyait, Meleri se rebelle. Pour échapper à cette union forcée, elle est prête à tout. Y compris à s'enfuir sans armes ni bagages, et à se donner au premier homme qui croisera sa route... Cet homme, ce sera lord Douglas, un seigneur écossais qui se trouve lui aussi en fâcheuse posture. Non seulement l'Angleterre a ruiné sa famille et causé la mort des siens, mais voilà que le roi George III le somme d'épouser une Anglaise. C'est alors que le destin place sur son chemin lady Meleri Weatherby, la fiancée de l'homme qu'il hait le plus au monde. Enfin, il tient sa vengeance. Et tant pis si, pour l'accomplir, il doit briser la vie d'une innocente. Lady Meleri sera sa femme, soumise jusqu'à son dernier jour à sa volonté...


 
Susanna Kearsley - La mer en hiver 
Traduction:  Marie-Axelle de La Rochefoucauld
Le pitch : Lorsque Carrie McClelland, auteur à succès, visite les ruines du château de Slains, elle est enchantée par ce paysage écossais, à la fois désolé et magnifique. La région lui semble étrangement familière, mais elle met de côté son léger sentiment de malaise afin de commencer son nouveau roman, pour lequel elle utilise le château comme cadre et l’une de ses ancêtres, Sophia, comme héroïne. Puis Carrie se rend compte que ses mots acquièrent une vie propre et que les lignes entre fiction et faits historiques se brouillent de plus en plus. Tandis que les souvenirs de Sophia attirent Carrie encore plus au cœur de l’intrigue de 1708, elle découvre une histoire d’amour fascinante, oubliée avec le temps. Après trois cents ans, le secret de Sophia doit être révélé.



LES POLICIERS ........................................................................................

Les deux romans lus cet été ont un point commun. Il faudra se concentrer sur ces histoires  pour les apprécier autant j'ai adoré le livre de Mr Maisons  que le deuxième m'a ennuyé grandement ...

Dominique Maisons - On se souvient du nom des assassins
Le pitch : Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture. Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max: lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres –, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

Quel chouette roman ! j'ai adoré les courses-poursuites en ballon dirigeables, l'atmosphère des romans feuilletons de la fin XIXe et début du XXe. L'auteur a consacré du temps et usé de stratagèmes pour faire renaître la vie parisienne de l'époque. C'est aussi l'image d'un Paris réaliste et qui fait rêver.  Il y  a une foule de détails et ça regorge de clins d'oeil concernant des événements, des personnages connus ou ouvrages de l'époque, j'ai adoré notamment retrouvé la papa de Rouletabille au travers de l'enquête... Une écriture soignée et envoûtante, on rentre vite dans l'intrigue et les personnages sont attachants, le duo de ces deux hommes, sans être très inventif, fonctionne bien et nous réserve de bonnes surprises et de bons moments. Je recommande vivement ce livre pour les passionnées d'histoires et d'aventures dans le coeur d'un Paris presque "steampunkien" !
A découvrir ! 



 
Andrew Taylor - Le diable dans à Bleeding Heart Square
Traduction:  Danièle Mazingarbe
Le pitch : 1934. Londres. Lydia Langstone fuit la haute société aristocratique anglaise et un mari violent pour
trouver refuge dans une petite pension de famille sise Bleeding Heart Square. Privée des privilèges que lui conférait son statut social, elle tente de renouer avec une vie plus modeste, plus indépendante aussi. Mais très vite dans cet univers nouveau pour elle, Lydia se trouve confrontée à d'étranges évènements. Qu'est devenue Miss Penhow, l'ancienne propriétaire de la pension de famille, mystérieusement disparue quatre ans plus tôt ? Pourquoi un journaliste de retour des Indes, veut-il à tout prix la retrouver ? Qui est cet homme qui semble surveiller nuit et jour les allées et venues dans la maison ? Enfin qui envoie des morceaux de cœur en décomposition à Joseph Serridge, l'un des occupants de la pension de famille, le dernier à avoir vu Miss Penhow vivante ? Selon la légende londonienne, Le Diable danse à Bleeding heart square, cette fois il serait plutôt tapi dans l'ombre, en silence, attendant son heure. Alors que le lecteur suit les aventures de Lydia, entraînée malgré elle dans ce sinistre labyrinthe, il prend connaissance dans le même temps du journal intime de Miss Penhow, commenté par un mystérieux narrateur, dont l'identité ne sera dévoilée qu'à la toute fin du livre. La vérité éclatera alors en un véritable coup de théâtre.


Voila une couverture et un pitch qui me donnaient une furieuse envie de commencer ce roman. L'entrée en matière est bonne, mais très vite l'organisation de l'intrigue et les lettres qui alternent en début de chapitre, ont contribué à me perdre un peu... La vie quotidienne des protagonistes est très imbriquée dans la lecture, cela casse le rythme de l'enquête qui est souvent relayée au second plan. Trop de pistes à suivre, le tout d'une grande lenteur, bon disons le carrément... je suis passée à côté !  je me demandais où l'auteur voulait en venir, et à cette allure, l'ennui a vite gagné du terrain ...
Seuls, le décor londonien, la fange et les quartiers sordides sont remarquablement décrits et c'est le point fort. Les personnages manquent un peu de sel à mon goût, ils sont "brouillon" et mon manque d'attachement à Lydia, l'héroïne vient surement de là ! Le puzzle londonien démoniaque est resté donc sans réponse pour moi !