mercredi 20 janvier 2021

Le cri - Nicolas Beuglet

Présentation de l'éditeur (Pocket) - (Policier-Thriller)

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre…

Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
 
Pour Sarah, c’est le début d’une enquête terrifiante qui la mène de Londres à l’île de l’Ascension, des mines du Minnesota aux hauteurs du vieux Nice.

Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…
Et la réponse, enfouie dans des laboratoires ultrasecrets, pourrait bien affoler plus encore que la question !

 

Quel bon roman ! j'avoue que j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre cette histoire et à partager l'univers de ces personnages.
On entre tout de suite dans le vif de l'action, et l'accroche est vraiment intrigante. On a envie de savoir ce qui se cache derrière l'énigmatique patient 488. En effet, nous sommes à l'hôpital Gaustad à Oslo en Norvège. Ce fameux patient se serait suicidé... il présente une marque gravé sur le front : 488 et les conclusions du légiste sont formelles, il est mort de peur ! ... Rien de tel pour activer la machine à frissons et se plonger au coeur de ce pays balayé par un temps épouvantable ce qui rajoute à l'atmosphère oppressante de cet hôpital glauque. 

Un vrai régal de lecture, tous les ingrédients sont là !  ! Des intrigues qui voudraient nous faire découvrir les parties inconnues de notre cerveau, et de notre conscience collective. Une vision de l'humanité différente, des théories scientifiques qui font froid dans le dos, la vie après la mort ... Bref, des questions un peu existentielles avec quelques portes qui s' ouvrent pour la réflexion personnelle ! 

 A cela s'ajoute un compte à rebours qui met en danger la vie d'un enfant et nous font basculer dans le monde de l'espionnage ! ... Un beau cocktail ! De quoi passer une nuit blanche, mais ... j'émets tout de même un petit hic ! car au delà de la sportivité et de la combativité de nos deux protagonistes, il serait bon de leur accorder un peu de repos ... Là, j'avoue qu'ils sont trop en "mode warrior" ! et ça finit par peser un peu sur la crédibilité de l'histoire. On sent le scénariste qui sait bien amusé, mais on finit quand même par se demander combien de temps va durer le chantage qui occasionne une surenchère de rebondissements ... C'est sans doute la seule chose qui me fait passer à coté du gros coup de coeur.

Le personnage fort de Sarah Geringën est attachant, elle se jette à corps perdu dans son travail, elle y trouve un palliatif à son existence un peu miséreuse à ce moment. Elle va tomber sur un "os" et un engrenage pervers. Aidé d'un journaliste atypique, lui aussi massacré par la vie, ils vont tout donner pour résoudre l'enquête et l'enlèvement ... un duo choc qui ne ménagent pas les émotions et qui s'activent les méninges...

Une grande maitrise du suspens qui rend ce livre passionnant. En toile de fond, il fait référence à l'histoire véridique du fameux projet MK ultra, secret et illégal, J'ai appris ainsi beaucoup de choses qui glacent le sang, notamment que de 1953 à 1973,
la CIA a consacré des sommes faramineuses à des expériences terribles, le plus souvent à l'insu des participants, visant à élaborer des méthodes permettant un contrôle mental total, en leur administrant des drogues, électrochocs, torture, privation de sommeil, comas artificiels, exposition à des messages répétitifs... Bref de quoi les rendre zinzins ... Il y a des articles intéressants sur le Web à ce sujet, je vous recommande d'y jeter un oeil si ça vous intéresse, c'est édifiant !

Je finirai cet avis en citant "Le cri" de Munch ! car on ne peut s'empêcher d'y faire allusion quand on lit le titre de ce roman et ce tableau aurait tout à fait pu servir de couverture à cette histoire diabolique, symbolisant l'homme moderne emporté par une crise d'angoisse .... A découvrir !

La suite est déjà sur la pile de livres à lire :



mardi 29 décembre 2020

Les sept soeurs Tome 1 Maia - Lucinda Riley


Présentation de l'éditeur (le livre de poche) -
Traduction : Fabienne Duvigneau

 
À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu'elles étaient bébés, Maia d'Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.

Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leurs origines. La piste de Maia la conduit au-delà des océans, dans un manoir en ruines sur les collines de Rio de Janeiro, au Brésil. C'est là que son histoire a commencé… Secrets enfouis et destins brisés : ce que Maia découvre va bouleverser sa vie.



Extrêmement frais et léger, j'ai adoré le premier tome de cette saga familiale. Chaque tome de la série met en scène une des soeurs adoptées qui compose une famille originale et de tous horizons. 
 
Un père qui disparait dans d'étranges circonstances et laisse beaucoup d'ombre et de questions dès le début de l'histoire. Il lègue un mystérieux héritage à ces filles, celui de découvrir leurs propres origines. L'idée de départ va nous permettre de voyager à travers le monde et c'est le signe d'un dépaysement total et d'un bon suspens.
 
Dans ce premier tome, nous sommes au Brésil sur les traces des ancêtres de Maïa. J'ai découvert l'histoire de la construction du Christ Rédempteur sur le Corcovado dans les années 30, et au delà de la romance qui illumine le récit, la vraie histoire donne de l'ampleur et immortalise cet événement. L'auteure a fait un travail de fourmi en usant de vrais détails historiques qu'elle a distillé tout au long du récit, elle nous promène entre les faubourgs de Montmartre, les grands boulevards parisiens et Rio !  Magique !
Elle a choisit une période exaltante, l'entre deux guerres riche dans le domaine de l'art et de la culture, on voit aussi l'évolution de la femme et des moeurs... Bref, un tour de table assez complet qui nous permet de tremper parfaitement dans le roman et l'époque.
 
Ce côté très agréable dans la lecture, n'empêche pas certains passages d'être assez irréalistes, farfelus, prévisibles et sans doute un poil trop "fleur bleue" par moment ! Et pourtant, j'ai hâte de lire ce que Lucinda Riley nous réserve pour les autres sœurs... approfondir les secrets qui entourent le père et sa mort qui me semble suspecte... et de nous faire rêver et voyager à travers de belles romances.



... En ce moment, je suis dans le tome 2 et j'approche de la fin. 
J'avoue être un peu moins emballée que par le premier, il y a une partie assez longue au début qui est une redite des premiers chapitres du premier tome. L'auteur recale de nouveau le fil conducteur des intrigues.

Je reste néanmoins très captivée par cette nouvelle histoire qui nous emmène en Norvège dans le milieu musical. La romance est toujours de mise et la conception des histoires semble un peu redondante avec un cheminement ressemblant. On verra si cela se confirme dans les tomes suivants.

Et vous ? connaissez vous cette saga ? qu'en pensez vous ?






Le Christ Rédempteur est une statue monumentale située à Rio-de-Janeiro, au Brésil. Elle est le symbole de la ville et, au-delà de ça, du Brésil entier. C'est également un symbole du christianisme parmi les plus importants du Monde.



Établie au cœur du parc national de la forêt de Tijuca, à une altitude de 710 mètres, la statue mesure 38 mètres de haut (dont 30 pour le Christ et 8 pour le piédestal, qui occupe une aire de 100 m2). Sa masse est de 1 145 tonnes, la masse approximative de la tête est de 30 tonnes et celle de chaque main de 8 tonnes. La tête mesure 3,75 m, chaque main 3,20 m, la largeur de la tunique est de 8,50 m. L'envergure entre les deux mains est de 28 mètres.


La construction a commencé en 1926 et s'est terminée en 1931. Elle a duré 5 ans.

La vue qu'offre le site exerça une fascination sur les premiers colons portugais, qui le baptisèrent mont Pináculo da Tentação (Pinacle de la Tentation) au XVIe siècle, avant de le rebaptiser Corcovado (« Bossu » en portugais) un siècle plus tard. La route qui mène à son sommet est construite en 1824. La ligne de chemin de fer du Corcovado, au départ de la gare de Cosme Velho, est quant à elle inaugurée le 9 octobre 1884 par l'empereur Pierre II du Brésil. Longue de 3 824 mètres, elle est la première du pays à être construite à des fins exclusivement touristiques. Le train, plus ancien que la statue elle-même, transportera pendant les cinq années de travaux les pièces nécessaires à sa construction.

L'idée de construire un monument religieux au sommet du Corcovado est suggérée une première fois en 1859 par le père lazariste Pedro Maria Boss. À son arrivée à Rio, il est séduit par l'endroit et demande à la princesse héritière Isabelle du Brésil de lui octroyer les moyens nécessaires à la mise en œuvre de son projet, mais son dessein, bien qu'en accord avec la monarchie d'alors, reste sans suite.

Il faudra attendre 1921 pour que l'idée soit reprise, dans le cadre des commémorations du centenaire de l'Indépendance du Brésil l'année suivante.

Le projet sélectionné en 1923 après concours est celui de l'ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa. Il se rend en Europe afin d'exécuter la maquette définitive et d'étudier les problèmes liés à la construction. Il y rencontre le sculpteur français Paul Landowski, d'origine polonaise par son père, à qui il confie la réalisation du projet. Entre-temps, une campagne de collecte de fonds est menée, essentiellement auprès de donateurs catholiques, mais les dons tardent à arriver. 



Aujourd'hui le Christ de Rio, ou le Corcovado comme on l'appelle plus fréquemment, est un monument très visité, il est parmi les monuments les plus visités du Brésil. Le Christ rédempteur de Rio tient la 3e place des 7 nouvelles merveilles du monde.




vendredi 9 octobre 2020

L'empathie de Antoine Renand


Présentation de l'éditeur (pocket) - Thriller

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. " Il resta plus d'une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l'homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d'un puzzle qu'il avait sous les yeux depuis des années et qu'il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. " Cet homme, c'est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la " brigade du viol ". Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.



Ce roman très plébiscité par la critique et ses lecteurs avait tous les ingrédients pour me plaire et j'avais alors besoin d'un petit coup de fouet dans mes lectures paresseuses et ensoleillées de l'été.  Alors du sang, du suspens, du frisson.. pourquoi pas !

Mais là, tant de noirceur et de cruauté ont fini par me déboussoler et le manque de lumière m'a déconcerté. J'ai lu avec intérêt ce qui avait pu transformer un enfant humilié en bête monstrueuse et tueuse. L'avancement dans l'histoire est bien menée, mais la redondance de supplices et de mises à mort a fini par écarter de mon regard,  les vraies souffrances et le dilemme psychologique de cet homme.

S'imaginer dans la peau du méchant ne doit pas être facile, et je salue la performance de l'auteur d'avoir pu se faufiler dans tous les têtes plus ou moins bien faites des personnages gravitant autour de L'Alpha ! aussi surnommé "le lézard", surnom emblématique et percutant de ce que représente cet homme, mi animal, mi diable. Il se retrouve face à "la poire" Anthony Rauch, flic ténébreux et attachant qui cache aussi un lourd passé... On sent que la quête de ces deux hommes peut s'inverser à tout moment, l'un qui traque et l'autre qui est détraqué ... Lequel des deux est le plus à plaindre ?... Empathie quand tu nous tient !

C'était sans doute un peu trop pour moi, et malgré ma capacité à lire des "horreurs", Je suis passée un peu à côté par moment, j'ai essayé de trouver une quelconque lumière, a tort peut être, car l'ensemble reste noir jusqu'au bout ... et la passivité de certains personnages m'a agacée parfois, mais quelle claque ! on ne peut rester insensible c'est certain ! 

mercredi 5 août 2020

La trilogie de la petite boulangerie de Jenny Colgan

Le mot de l'éditeur ( Pocket) - Histoires de vies

Polly Waterford coule des jours heureux sur la paisible île de Mount Polbearne. Sa petite boulangerie connaît un franc succès : les habitants du village continuent de s'y presser et un journal régional souhaite même la sélectionner dans son prochain guide ! Polly est aussi comblée par son histoire d'amour avec Huckle, le séduisant Américain qui a su conquérir son cœur. Les deux amoureux se sont installés ensemble dans le grand phare qui domine l'océan. Malheureusement, lorsque le nouveau propriétaire de la boulangerie de Polly débarque sur l'île avec une lueur malicieuse au fond des yeux, celle-ci réalise soudain que son bonheur est bien fragile. Et le départ précipité de Huckle pour les États-Unis ne l'aide guère à envisager l'avenir avec sérénité. Face à cette nouvelle tempête qui se prépare, Polly va devoir se battre pour ne pas laisser sa vie prendre l'eau. Réussira-t-elle à surmonter les obstacles qui se dressent sur sa route ?

Quand son mariage et son entreprise familiale font naufrage, Polly Waterford quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Elle s'installe seule dans un minuscule appartement situé au-dessus d'une boutique laissée à l'abandon. Pour se remonter le moral, elle se consacre à son plaisir favori : fabriquer du pain. Alors qu'il n'y a plus dans le village qu'une boulangère irascible au pain sans saveur, les arômes de levain qui s'échappent de chez elle attirent très vite la curiosité et la sympathie des habitants. Petit à petit, d'échanges de services en petits bonheurs partagés, elle ravive l'esprit d'entrai
de et de partage dans le village. Au fil des rencontres farfelues (un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands) et au gré des événements heureux ou tragiques qui touchent la communauté, ce qui ne devait être qu'un simple " break " devient l'entreprise de sa vie. Polly se révèle enfin à elle-même : une femme déterminée et créative, prête à mordre dans la vie comme dans une mie de pain chaude et croustillante.

Découvrez enfin le dernier tome des aventures gourmandes de Polly, l'héroïne emblématique de La Petite Boulangerie du bout du monde,
la série aux centaines de milliers de lectrices !
Polly Waterford ne voit pas le temps passer... Sa petite boulangerie l'occupe du matin au soir, au désespoir d'Huckle, son compagnon, qui rêve de profiter d'une simple grasse matinée avec elle. À l'approche des fêtes de fin d'année, Huckle rêve aussi d'un Noël en amoureux, bien au chaud dans leur grand phare, avec leur petit macareux Neil.
Mais quand Kerensa débarque à Mount Polbearne pour dévoiler à sa meilleure amie un terrible secret sur son passé, Polly voit soudain son avenir s'assombrir. D'autant que la révélation de Kerensa menace la belle histoire qu'elle a construite avec Huckle.
Jusqu'à présent, Polly a toujours réussi à surmonter les épreuves en cuisinant. Pourtant, cette fois-ci, préparer de bons petits pains risque de ne pas suffire à la sortir d'affaire.
Polly est-elle prête à affronter son passé ? Réussira-t-elle à remettre sa vie sur de bons rails pour passer un joyeux Noël auprès de ceux qu'elle aime ?




Comment se divertir et se détendre les neurones ! Cette trilogie a été toute trouvé pour moi. A la fin du confinement, je n'avais qu'une envie, suspendre mes lectures policières et sanguinolentes pour un rafraichissement momentané avec des histoires simples et romantiques.

Bingo ! Polly Waterford, ses doutes, sa sensibilité et sa bonne humeur m'ont conquises, tout comme les personnages qui l'entourent. Des gens sincères, charismatiques et pourtant simples, des âmes qu'on pourrait croiser chaque jour près de chez nous. Cet entourage présent et réconfortant l'aide à prendre en mains sa nouvelle vie, et de Plymouth, la voilà perdue au milieu de nulle part dans le magnifique petit village de Mount Polbearne en Cornouailles. Terrain de jeu idéal pour les amateurs d'ambiance mystérieuse, un endroit que Polly m'a fait connaitre et que je prévois un jour de visiter.

Des gens sympas ! un endroit de rêve et pour finir, un régal pour les papilles. Il suffit de lire les succulentes descriptions et d'imaginer la préparation de ses petits pains tout chauds et croustillants ! J'en ai l'eau à la bouche rien que d'y penser et j'ai aussi eu l'envie irrésistible de me mettre à la confection de viennoiseries ... (elle nous donne quelques recettes à la fin de chaque ouvrage.)

Donc derrière ce roman gorgé de bons sentiments, d'entraide et de solidarité, il y a un message de courage et de responsabilité pour prendre son destin en mains, réaliser ses rêves et détourner les obstacles pour en faire de véritables opportunités. Et Polly, en se motivant, nous donne de belles leçons de vie !

Un peu moins captivée par le second tome, j'ai trouvé beaucoup de plaisir à retrouver tous les protagonistes dans le dernier tome "Noël à la petite boulangerie" qui finit joliment cette trilogie romantique, les anecdotes s'enchaînent et on est charmé aussi tout au long de ce roman par un "très spécial" animal de compagnie qui reste le fil rouge de cette histoire ! Je vous laisse le découvrir ...

Je lirai sans aucun doute ces prochains roman, et ce sera comme un petit vent de légèreté et de simplicité, on en a bien besoin parfois !



Le St Michael's Mount est une île accessible à marée basse de forme pyramidale de granite qui culmine à 60 m, située dans Mount's Bay en Cornouailles, à environ un kilomètre de la ville de Penzance, au sud-ouest de la Grande-Bretagne.

Historiquement l'île semble avoir formé le pendant du mont Saint-Michel, en France. Elle a été offerte aux Bénédictins du Mont-Saint-Michel au XIe siècle par le roi d'Angleterre Édouard le Confesseur (1042-1066) pour que les moines y construisent une abbaye.





lundi 8 juin 2020

Tour de livres spécial Fantasy avec Gabriel Katz et Thibaud Latil-Nicolas #13

 

Un petit tour de livres "spécial Fantasy" avec deux styles très différents

- La part des ombres de Gabriel Katz

- Chevauche-Brumes de Thibaud Latil-Nicolas 💕





Présentation de l'éditeur ( Scrineo)

La Goranie était jadis une terre de conquérants, elle n'est plus aujourd'hui qu'un pays occupé, avec à sa tête un roi fantoche. Dix ans déjà que les Traceurs, peuple guerrier descendu des montagnes pour " pacifier " le pays, règnent en maîtres sur le royaume. Discipline, terreur, corruption, tout semble fonctionner sans le moindre accroc jusqu'au jour où tout bascule. Une noce qui tourne au drame, un massacre tenu secret... et un homme qui se dit revenu d'entre les morts, pour lever le peuple contre l'occupant. 


On l'appelle le Fantôme, et pour animer la lame de fond qui renversera le régime, il a besoin de combattants – des mercenaires de haut niveau, capables d'encadrer, de former, et d'affronter les terribles guerriers de la Trace. C'est ainsi qu'entrent en scène trois personnages venus des quatre coins du monde (et surtout des autres séries de Gabriel Katz) : une maîtresse de guerre, un gladiateur de haute volée et... un beau gosse qui ne sait pas très bien comment il s'est fait entraîner là-dedans.


Ah ! un auteur tellement sympathique croisé plusieurs fois dans différents salons, notamment pour "le puits des mémoires" que j'avais beaucoup aimé. (prix Imaginales 2013 du meilleur roman francophone.)
Ici, Gabriel Katz récidive avec une histoire très classique... trop classique qui ne m'a hélas pas vraiment emballée. Le fait de remettre à jour les personnages charismatiques de ses autres ouvrages est une excellente idée et j'étais assez contente de découvrir Desmeon, ancien gladiateur dans Aeternia,de retrouver Kaekyn, dans "maîtresse de guerre" (roman que j'avais trouvé aussi un peu basique dans le récit (cliquez ici ) et enfin Olen, le plus charmeur des trois héros à la mémoire brisée (cliquez ici pour la chronique de cette trilogie). Beau casting c'est certain, mais leur rencontre manque un peu de probabilité et de profondeur ! 
Notre bande recomposée vient en aide à la vengeance d'un village entier qui pleure le massacre de ses âmes, il ont pour chef "le fantôme", un personnage plus charismatique qui a pris les rennes de cette rébellion... On a l'impression de voir un film de super héros à la sauce américaine, c'est charmant et ça se lit très bien, mais ça manque de consistance à tous points de vue, on se détache vite du roman dont le fil conducteur reste sans surprise ... 
Cette fois-ci, je n'ai pas accroché avec le langage fleuri et très moderne de l'auteur, cela m'a déconnectée trop souvent de l'univers fantasy, malgré cela le contenu des dialogues exploitent la franche camaraderie de façon humoristique et ce côté là, c'est bien exploité ... 
Vous l'aurez compris, ce n'est pas mon préféré et je ne suis pas sûre de lire la deuxième partie pour l'instant ...




Présentation de l'éditeur (Mnémos)


Les aventures d'une troupe de mercenaires, les lansquenets, qui au sortir d'une énième bataille se voient missionner par leur suzerain pour enquêter sur un phénomène magique appelé la Brume d'encre. 
Cet orage qui, telle une montagne, bouche l'horizon à la frontière nordique, a fait naître en effet des créatures monstrueuses menaçant la sécurité de l'Etat.





Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une bonne fantasy. La couverture est superbe et alléchante. Au départ, je dois dire que j'ai cru lire une revisite des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook, mais pas tant que ça finalement. L'écriture est bien plus chiadée, le style agréable et soutenu. L'ambiance est assurée également, sombre et glauque à souhait, on se retrouve rapidement au beau milieu de cette cohorte mouvante qui virevolte entre stratégie et coup de coeur. Spectateur et parfois acteur, on vit avec et près d'eux de beaux moments de tension, les batailles sont maitrisées et parfaitement rythmées. Le tout laisse un souvenir agréable et un parfum de " reviens-y".
Je vous accorde que la brume naissante d'où s'échappent des créatures monstrueuses et tueuses n'est pas complètement novatrice, Tad Williams ou encore Peter V. Brett sont passés maîtres en la matière, mais cette histoire tient la route et nous entraine avec une magie simple dans de belles actions. 

Bref, beaucoup de personnages attachants chez les combattants, des créatures en nombre, aucun temps mort ...  La suite, fraîchement sortie sera dans mes prochaines lectures. 👍



Le deuxième tome est prêt ! 

Les Chevauche-Brumes ont quitté les légions royales du Bleu-Royaume pour traquer les créatures maléfiques issues du brouillard noir. Ces dernières sont désormais dispersées aux quatre coins du monde où elles attaquent les populations civiles sans défense.


 

jeudi 28 mai 2020

Tour de livres sous le signe du suspens anglais ! #12



Un petit tour sous le signe de l'Angleterre et du suspens avec un policier et un thriller

- La mort pour voisine de Colin Dexter

- Comme ton ombre d'Elizabeth Haynes




Présentation de l'éditeur ( le livre de poche)
Traduit par Sylvie Schneiter 
Imaginez qu'avant de pouvoir rentrer chez vous, vous soyez obligé de faire le tour du bâtiment afin de vérifier que tout est normal. Imaginez qu'une fois dans le hall de votre immeuble, vous deviez vérifier six fois que la porte d'entrée est bien fermée. Une, deux, trois, quatre, cinq, six. Et que si vous êtes interrompu en plein rituel, il faille tout recommencer. Imaginez que, arrivé chez vous, vous tourniez la poignée de votre porte six fois dans un sens, puis six fois dans l'autre pour vous assurer d'être en sécurité. Que vous restiez plusieurs minutes derrière la porte, à l'affût du moindre bruit dans la cage d'escalier. Et que, tous ces contrôles effectués, vous commenciez une ronde dans votre appartement. Fenêtres, rideaux, tiroirs, tout doit passer au crible de votre attention. Imaginez aussi que vous ne puissiez faire les courses que les jours pairs et pratiquer un sport les jours impairs, mais à condition que le ciel soit nuageux ou qu'il pleuve.

Bienvenue dans l'univers paranoïaque de Cathy, une jeune Anglaise à qui la vie souriait jusqu'à ce qu'un soir elle fasse une mauvaise rencontre…
Plouf plouf... c'est ce que j'ai tiré au sort pour une nouvelle lecture dans ma pal. J'attendais donc du suspens et de la densité et c'est exactement ce que j'ai ressenti ! 
Un bon thriller dont j'ai beaucoup aimé la mise en scène. En effet, aucun chapitre ici, nous alternons sans arrêt la vie de notre héroïne à des dates différentes, deux périodes qui sont séparées de 3 ans et la trame commence et s'achève pour une audience au tribunal !  Palpitant ! 
On est assez ballotée par les émotions et on n'a jamais vraiment confiance dans les personnages qui entourent Cathy, et cette suspicion permanente entretient un malaise tout au long du roman. Malaise et envie de savoir en même temps ce qui s'est passé et ce qui va se passer. Franchement c'est bien maitrisé au niveau du temps et de l'avancement de l'intrigue, les redondances de situation appuient l'univers paranoïaque de Cathy et donnent de la consistance aux personnages qu'on déteste ou qu'on aime dans la seconde suivante. L'écriture est sans fioriture, simple et dès les premières pages, on est happé, lu en deux jours et validé pour passer un bon moment de suspens !




Présentateur de l'éditeur ( 10/18 Grands détectives)
Traduction : Jacques Guiod

Le nouveau principal de Lonsdale College doit bientôt être désigné par ses pairs. Mais l'obscurité des règles latines antiques présidant à cette élection n'est pas le seul obstacle que vont rencontrer les deux candidats, bien aidés par des épouses dévouées corps et âme à leur cause (plus corps que âme, à vrai dire). La police va bientôt s'intéresser à tout ceci, après la découverte du meurtre d'une jeune physiothérapeute (maîtresse de l'un des candidats), peut-être tuée à la place de son voisin, un journaliste plutôt bien informé sur ce que tous ces gens tentent de dissimuler.



Oh quel surprise ! Acheté sur un marché local, je n'ai pas fait très attention et la 4e de couverture n'indique pas qu'il s'agit du douzième tome des histoires de l'inspecteur Morse ! Oui ! celui de la série télé ! J'avoue que je n'aimais pas trop cette série télévisée et que je n'ai regardé qu'un épisode car l'ambiance ne me tentait pas même si l'ensemble mettait en valeur la ville d'Oxford et ses alentours.
Une écriture soignée mais qui tourne un peu autour du pot. On avance pas vite dans l'intrigue et on s'écarte souvent du sujet, elle est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait et on se perd un peu parfois. Les dialogues entre Morse et le sergent Lewis sont le point fort pour moi dans cet opus. Les personnages sont beaucoup plus charismatiques et intéressants pour leur évolution dans l'histoire que l'intrigue au sujet sérieux et plus académique. L'auteur nous renseigne aussi sur le milieu universitaire et leur organisation, emblème d'une Angleterre studieuse et corrompue à la fois. Sans avoir été passionnée par ce roman, c'est une lecture instructive et bien maîtrisée.