lundi 29 octobre 2018

Les limbes - Olivier Bal

Présentation de l'éditeur (de Saxus) - Fantastique Thriller

Vietnam, 1970. James Hawkins est une jeune recrue. Durant un assaut, il prend une balle dans la tête et croit mourir. Après un mois de coma, et tandis qu'il essaie de se rétablir dans un hôpital de Saigon, il découvre que quelque chose s'est éveillé en lui. Ses nuits deviennent des épreuves, son sommeil et ses rêves ne lui appartiennent plus. Désormais, lorsqu'il dort, il visite les songes des autres... Seuls les médicaments l'empêchent de rêver. Un an plus tard, un ancien frère d'armes, Nate Irving, vient frapper à sa porte. Il est venu le chercher pour participer à un projet secret sous la supervision de la CIA : Les Limbes. Direction une base perdue au fin fond de l'Alaska où James, accompagné d'autres individus dotés des mêmes capacités, va commencer à maîtriser ses aptitudes. Il découvrira ainsi qu'il peut non seulement explorer les rêves d'inconnus mais surtout en prendre le contrôle et les modifier. Mais certaines portes devraient rester fermées à jamais... 


Je remercie Babelio et les éditions de SAXUS pour cette très très bonne lecture ! En fait ce livre me titillait depuis le salon du livre de Paris. Babelio a relancé ma curiosité avec le masse critique ainsi que quelques copinautes dont les chroniques avaient fait mouche !    

Et je suis bien contente d'avoir succombé à la tentation car j’ai quasiment dévoré ce roman, et cela faisait un moment que je n’avais pas ressenti ce besoin impérieux de me replonger dans l'histoire dès qu'un moment le permettait.

L'univers du rêve, dans lequel nous convie l’auteur, est riche en mystère et passionne terriblement ; pour peu que notre imagination soit fertile, la porte est ouverte à toutes variétés d'histoires, ici nous sommes à la limite de plusieurs genres, entre le thriller, le fantastique et l'horreur, ces styles se côtoient à travers un événement historique, la guerre du Vietnam, un élément qui reste en tâche de fond et qui va donner matière a des expériences scientifiques dépassant l’entendement, surtout si on recadre l’histoire dans les années 70. 


James, un jeune soldat, va être démobilisé à cause d’une grave blessure à la tête, il semble être un acteur idéal pour une série de tests et d’expérience donnant la possibilité à l’homme de pénétrer et de comprendre un peu mieux la complexité des rêves et des univers parallèles dans lequel nous pourrions évoluer par la force de l’esprit. 
Un projet qui va peu à peu prendre une tournure fascinante et lui faire rencontrer et remonter ces plus grandes peurs …

J’avoue qu’au départ, la quête paraissait un peu simpliste et peut être même un peu déjà vu, surtout avec le côté épidémie zombiesque … mais au fil des pages, on se surprend à être quasiment en apnée quand notre héros prend la direction de ses rêves, et de son inconscient pour y découvrir l'existence d'un mode ancestral où la beauté s'associe au mal, et on apprécie qu'il soit accompagné par d’autres cobayes très attachants…


Des projets pour former des militaires hors paires ont existé et ont été sûrement recensé par l’auteur. Ici, l’originalité de ces expériences n'est pas d'en faire des grosses brutes qui tuent l’ennemi sur leur passage, mais de jouer sur leurs capacités intellectuelles pour gagner une guerre des nerfs par ruse psychologique et cérébrale ! Il y a d'ailleurs d’excellents passages sur la prise de contrôle d’un cerveau … Mais chut ! je n’en dirais pas plus … Il faudra vous y coller pour savoir !

La maitrise du suspens est un élément clef de ce roman et si c’est un premier roman, cela laisse présager de futures belles prouesses. On est très vite happé et les rebondissements fusent. Le style nerveux avec des chapitres et des phrases courtes renforcent le procédé. On est sur le qui-vive jusqu’à la dernière ligne qui arrive presque un peu trop brutalement, et nous laisse comme deux ronds de flan… dans un débordement de questions et d’étonnement ! Alors une suite ou pas ? La porte est ouverte en tous les cas.

On y aborde une certaine psychologie et un regard un peu sombre sur notre humanité, l’homme joue parfois les apprentis sorciers au risque de prendre des vies sans aucun scrupule et d’être mené par l’obsession du pouvoir, encore un exemple très concret ici … cela fait réfléchir !


Un dernier mot sur l'atmosphère générale, l'action se passe dans une base confinée en Alaska, et le fait que les scientifiques et leur cobayes soient coupés de tout, rend la tension encore plus angoissante :  mauvais temps, huis clos, épidémies ... rien ne va plus, l'amalgame fait frémir et même si la narration manque de précisions et de descriptions, on imagine très bien ce qui se passe. C'est à travers notre soldat que l'on va vivre cette aventure intérieure et c'est véritablement un film que j'ai vu défiler sous mes yeux !  Alors je ne serai pas surprise de le voir sur les écrans un de ses 4 ! 
Un sujet palpitant et inépuisable ! Il nous reste encore tellement de choses a découvrir sur ce qui vibre entre nos deux oreilles !  A découvrir !





43- Les Plans du Bruce-Partington : lire un livre se passant en temps de guerre


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mardi 16 octobre 2018

En Novembre, partenariat spécial mois2 avec STEFAN PLATTEAU


Les Éditions J'ai Lu s'associent à Bookenstock, 
et nous proposent de découvrir Stefan Platteau 
 
Le pitch :
Quelque part dans la forêt de Vyanthryr réside le Roi-Diseur, l’oracle légendaire. Dernier espoir d’une nation ravagée par la guerre civile, le capitaine Rana remonte le fleuve à sa recherche, entraînant dans sa quête une poignée de braves. Personne n’a jamais navigué si loin en amont, à des milles de toute civilisation. Et pourtant, voilà qu’un naufragé dérive à leur rencontre, accroché à une simple branche. Qui est-il, et que lui est-il arrivé ? Lui qui se fait appeler « le Bâtard», est-il un simple humain, ou l’héritier d’un sang plus ancien ? En ces terres du Nord, les géants et les dieux marchent encore sous les arbres. Déjà, la forêt frémit des prémices de leur colère…

 
J'ai hâte d'y être et de découvrir cet auteur et son univers ! Il ne faudra pas hésiter à passer chez Book en stock pour l'interview participative !

samedi 6 octobre 2018

Intrigue à Giverny - Adrien Goetz

Le mot de l'éditeur ( Le livre de Poche) - Policier 

 Et revoici Pénélope, l’intrépide Pénélope, dans le tourbillon d’une enquête pleine de mensonges, de meurtres et de Monet. Alors que la fameuse conservatrice-détective assiste à un dîner au Musée Marmottan-Monet, deux fines connaisseuses de l’œuvre du grand peintre impressionniste disparaissent. Le lendemain, l’une est retrouvée morte alors que l’autre, une religieuse du nom de sœur Marie-Jo, est aperçue à Monaco par Wandrille, le compagnon de Pénélope - Monaco où doit avoir lieu l’achat d’une toile inédite de Monet pour célébrer le mariage du prince Albert et de Charlène.
Qui est la mystérieuse sœur Marie-Jo ? Pourquoi la Principauté ? Et qui a tué Carolyne Square ? Pénélope et Wandrille courent de Charybde en Scylla et de Giverny à Monaco pour tenter de résoudre ce mystère. L’amitié de Monet avec Georges Clemenceau va soudain prendre sens. Quelle a été l'étrange vie du paisible M.Monet ?
 
Pour le challenge des 12 thèmes, j’ai retenu un livre où une intrigue policière nous conduit dans deux régions différentes de France, la Normandie et la côte d’Azur, précisément Giverny et Monaco. Le voyage semblait intéressant… Mais mais mais … voilà …

Adrien Goetz est l’auteur de plusieurs romans axés sur l'histoire de l'art, il faut dire qu’il a toutes les qualités requises, puisqu’il est maître de conférences à l'université Paris 4-Sorbonne et membre de l'Académie des beaux-arts. La grande classe ! Et franchement on apprend beaucoup de choses sur le monde de l’Art. C’est l’impressionnisme qui est mis à l’honneur dans ce tome, et comme je suis très friande des oeuvres de Monet notamment, j’exulte !.
Ayant visité plusieurs fois Giverny, j’étais vraiment impatiente de me lancer au côté de Pénélope, conservatrice en chef et de son fiancé Wandrille, journaliste intrépide, dans une enquête qui nous mènerait sur les lieux qui ont vu naître les chefs d’oeuvres de Monet. Le décor est planté et nous voyagerons du musée de Marmottan-Monet à Paris au palais de Monaco, en passant par la magnifique maison du peintre à Giverny,
L’intrigue plutôt simple, est souvent noyée par les connaissances de l’auteur qui se déversent un peu partout en altérant le suspens et le cours même de l’enquête. Toutes les informations sont très intéressantes et son approche de la vie de Monet et de ses relations avec Clemenceau ne manque pas d’intérêt et témoignent de nombreuses recherches sur le sujet. On y parlera aussi du métier de conservateur, des intrigues internes pour les achats d’oeuvres, les gueguerres entre les services culturels, ou encore les faux tableaux qui circulent en toute impunité, tout cela méritent le détour, mais le style est pour moi trop anecdotique, un peu coupé à la serpe, ma lecture n’a pas été fluide.

Ses deux personnages récurrents ont partagé déjà quelques enquêtes au point de trouver beaucoup d’affinités et de préparer à ce jour leur mariage, tout comme le prince Albert et Charlène prépare le leur en toile de fond de cette histoire ! Malgré leur fantaisie débordante, j’avoue ne pas m’être attachée assez à ces deux oiseaux. Ils apportent une touche trop rocambolesque à l’enquête, et avec toute cette érudition, j’ai trouvé le contrepoids inégal. La notion du temps est aussi déconcertante, les allées et venues entre le musée Marmottan, Giverny ou encore Monaco semblent être instantanées, et donnent, certes, un rythme rapide mais aussi une sensation de terminer un peu vite l’affaire.

Je vous laisse découvrir à votre tour cet auteur qui a déclenché chez moi, beaucoup de questions sur Monet et une éventuelle double vie ! et c'est d’ailleurs tous les passages se rapportant au peintre et à Giverny que j'ai préféré, ainsi que l’histoire de Kintô, le gardien des lieux. 
Cet endroit reste vraiment magique, il inspire toujours et encore ...et je vous présente dans un petit plus, la belle histoire du jardin de Monet qui s’est expatrié au Japon ! 
 

Un peu de Normandie au Japon

Un air français plane sur le village de Kitagawa, sur l'île de Shikoku. Ici, vous pourrez retrouver tout l'univers du peintre impressionniste Claude Monet en visitant une réplique fidèle du jardin de Giverny, en Normandie. A l'origine du jardin Claude Monet au Japon, un souhait : redynamiser la région par le biais du tourisme.


De Giverny à Kitagawa

Après réflexion et sous l'impulsion du jardinier en chef, le village a décidé de reproduire le célèbre jardin de Claude Monet, situé à plus de 10 000 kilomètres. Pour faire cela dans les règles de l'art, une délégation partit à la rencontre de Gilbert Vahé, responsable du jardin dépendant de la Fondation Claude Monet en France. S'ensuivit une collaboration de tout instant qui permit au village de Kitagawa de recevoir des mains du chef d'orchestre français, les plans du jardin. Échanges de graines, d'idées, mise en place de séminaires et de visite de chantiers... Rien n'est laissé au hasard et en 1999, peu avant l'inauguration du parc, il reçoit le nom tant convoité de "Jardin de Monet de Marmottan". Ce jardin exceptionnel est le seul au monde (en dehors de celui de Giverny) à pouvoir porter cette appellation.

Sur plus de 30 hectares, ce sont environ 55 000 spécimens d'arbres et de plantes qui ont été agencés pour recréer le jardin originel quasi à l'identique. Il a fallu tout de même composer avec le climat, la topographie du lieu entre mer et montagnes, et bien évidemment, avec les typhons frappant la région de manière récurrente. Mais les ressemblances sont certaines et appréciées des visiteurs. 
 
Des fleurs, de l'eau et la lumière 
 
Le jardin de Kitagawa se compose de trois espaces. Le jardin des fleurs, ou Hana no niwa, représente le jardin du Clos normand. A travers un choix spécifique, les jardiniers cherchent à recréer toute l'étendue de la palette du peintre, et ce, quelle que soit la saison. Au centre, se trouve la maison des fleurs renfermant tous les plans constituant l'aménagement paysagé. Le jardin de Lumière ou Hikari no niwa, s'inspire des œuvres créées à la suite d'un voyage en Méditerranée qu'entreprirent Monet et Renoir. Issue de la collaboration avec Gilbert Vahé, cette partie du parc est inédite et s'intègre parfaitement au relief ondulé de la région. Le souhait s'est porté sur le mélange d'espèces typiquement méditerranéennes, comme l'olivier ou le cocotier et d'autres typiques de la préfecture de Kochi. D'ici, vous pourrez entreprendre une promenade en forêt vous menant à un observatoire où vous pourrez admirer le soleil couchant sur l'océan pacifique et les montagnes environnantes.

Rêve en bleu
 
Le clou du spectacle est très certainement le jardin d'eau, Mizu no niwa. Moins vaste que celui de Giverny, il est tout aussi charmant. Le taikobashi, ou pont japonais, présent en Normandie, est fidèlement restitué. Tout comme les nénuphars ravivant les eaux de l'étang, la glycine recouvrant le pont ou les bambous jouant avec le vent. Dans son imaginaire, Claude Monet avait espéré voir un jour des nénuphars bleus envahir son étang. Mais ce rêve resta figé dans ses plus beaux chefs d'œuvres. La magie du jardin de Kitagawa tient peut-être à cela : voir s'épanouir du mois de juillet à octobre, les nymphéas bleus tant désirés par le peintre.

Le jardin de Claude Monet Marmottan représente un bel hommage à ce peintre impressionniste séduit par la culture japonaise.

source : https://www.vivrelejapon.com/ville-tokushima/jardin-claude-monet-kitagawa-shikoku 



lundi 1 octobre 2018

Outlander - Tome 4 - Les Tambours de l'automne - Diana Gabaldon

Présentation de l'éditeur (J'ai lu) - Romance histrorique
Traduction : Philippe Safavi

Juin 1767. Afin de vibrer pleinement à l'unisson de leur profond amour, Jamie et Claire voguent vers la Caroline du Nord. Restée seule dans un XXe siècle sans saveur, Brianna, leur fille, n'a qu'une hâte : percer le secret de sa naissance, pénétrer dans ce "cercle des fées" qui peut lui ouvrir les portes du passé comme l'anéantir à jamais, et agir sur le destin qui réserve à ses parents une mort atroce. Pour qu'enfin, dans la paix, tous les Fraser répondent d'une seule voix à l'appel de leur clan.

Ici ma chronique du tome 3 - Le voyage



Voilà la 3e saison en série DVD qui vient de s’achever pour moi, un peu en retard pour le visionnage mais j’ai surtout essayé de faire durer le plaisir, car cette série est tout bonnement parfaite ! Décors et costumes somptueux et réalistes, rebondissements exaltants, personnages attachants … Bref une excellente saison encore qui illustre aussi une excellente saga romanesque et historique semée d’aventures trépidantes.

Ayant enchainé ce tome 4 directement après la série, j’ai pu me replonger exactement là où celle-ci s’arrête … au mot près, c’est dire le respect des producteurs pour le texte de Mme Gabaldon. 

J’ai donc continué avec plaisir ma lecture en ayant à l’esprit les visages choisis pour cette série et qui colle parfaitement bien au roman. 


Je ne vous raconterai rien de la suite des aventures de nos héros, déjà parce que ce serait impossible tellement il se passe de choses, il y a une foule d’histoires dans les histoires qui sont entraînantes et nous emporte dans des paysages différents. 
Le neveu de Jamie "little Yan" et sa famille, Brianna sa fille, Lord John Grey, autant de personnages, parfois au second plan, qui prennent dans ce tome une place importante et nous régale de leurs présences rafraichissantes. Je regrette de ne plus être en Ecosse, mais l’histoire se prête à ce changement de latitude et les colonies d’Amérique, notamment la Caroline sont des lieux décrits avec précision, révélant aussi un pays rude, grandiose, parfois inhospitalier et surtout peuplé d’animaux sauvages et d’indiens édifiant ...C'est un univers qui nous transporte tout autant que la magie des collines écossaises. 
L'aspect historique en toile de fond nous projette dans une Amérique est à l'aube de son Indépendance, plaisante à découvrir, mais difficile à vivre, Claire comprend tout le poids historique de cet imbroglio qui conduit doucement à la guerre. L'évolution  des personnages s'adapte à la grande histoire donnant de la crédibilité et du sentiment à toutes leurs action.

Rien que d'en parler, j’ai déjà la nostalgie de retrouver ce petit monde exilé en Amérique, et le tome 5 est désormais sur ma table de chevet. Dès que mes lectures en cours seront achevées, je reprends le chemin du mystérieux Craigh na Dun, un cercle de pierres mégalithiques au sommet d'une colline qui me laisse rêveuse et attendrie…


Le tartan en quelques mots

Il s'agit d'un tissu formé de rayures horizontales et verticales de différentes couleurs, sur un fond coloré. Les rayures entrelacées sont connues sous le nom de motif (sett). Il est originaire des Highlands.

Le tartan fut mentionné pour la première fois en Écosse en 1538. À l'origine, les membres des clans utilisaient les plantes, les mousses et les baies locales pour teindre la laine.

Le tartan est utilisé pour fabriquer les kilts.

Un kilt est un lé de tartan porté autour de la taille. Cependant, un « vrai » kilt est généralement accompagné de :
• Une bourse (ou sporran) : un petit sac porté autour de la taille, sur le kilt. « Sporran » est le mot gaélique pour « porte-monnaie ».
• Une épingle à kilt : elle sert à tenir les deux pans du kilt par devant.
• Une sgian dubh (prononcer ski-ane dou) : un petit poignard placé dans la chaussette.


Le kilt est également originaire des Highlands. À l'origine, il s'agissait d'un pan de tissu de 5 mètres de long, non confectionné. En gaélique, il était connu sous le nom de féileadh mor (prononcer philamore), ce qui signifie « grand kilt ». Il était porté autour de la taille, comme les kilts modernes, mais le tissu restant était passé sur l'épaule puis épinglé. La partie supérieure pouvait être ajustée en fonction du temps, de la température ou de la liberté de mouvement requise.

Le kilt gagna en popularité après avoir été choisi par les régiments des Highlands au service de l'armée britannique.

Aujourd'hui, les kilts sont plus souvent portés lors de mariages, des jeux des Highlands, et lors ceilidhs, danses traditionnelles par les danseurs et les membres du groupe de musique.

lundi 24 septembre 2018

Le dernier magicien T1 - L'ars Arcana - Lisa Maxwell

Présentation de l'éditeur (Casterman) - Fantasy
traduction : Corinne Daniellot


Arrêter le magicien.
Voler le Livre.
Sauver le futur.
De nos jours à New York, les magiciens vivent terrés dans Manhattan, piégés par le Brink, une barrière d'énergie sombre inventée par l’Ordre. S’ils la traversent, ils perdent leur pouvoir, et souvent leur vie.
C’est compter sans Esta, une magicienne ultra-douée qui récupère des artéfacts de l’Ordre en voyageant dans le temps. En effet, la jeune fille a le don de circuler à travers les époques. Et l’heure de sa grande mission est venue : elle doit se rendre en 1902 et empêcher un Magicien de se jeter du haut du pont de Brooklyn avec le Livre ancien contenant les secrets de l’Ordre. Esta saura-t-elle trahir le passé et ceux qu’elle aime pour sauver l’avenir ?




Je remercie Casterman et Babelio pour cette lecture, je dois dire que ce livre a une superbe couverture et même si je ne suis pas très amatrice de tout ce qui ondule ... ces serpents rehaussées d'un verni sélectif sont superbes. C'est donc un très bel objet que j'ai reçu, et j'ai aussi pu partager mes impressions de lecture avec MarieJuliet et Nath-aely dont je mettrai le lien dès que possible.





La 4 de couverture élabore une intéressante perspective et je me lance dans “le pavé”, j’y trouve une jeune fille Esta, au fort tempérament qui a un don particulier, une "affinité" qui lui permet de gérer le temps, le ralentir ou l’accélérer à sa convenance, elle s’aide d’un bijou, une pierre mystérieuse unique qui canalise son pouvoir. Voleuse impulsive, elle fait partie des mages, et se retrouve très vite au coeur d’une intrigue étonnante, son mentor et professeur la destine à retourner dans un passé proche, les années 1900 pour voler un manuscrit ancien "l’ars Arcana", avant qu’il ne soit détruit par un éminent magicien de l’époque. 
Voilà le postulat de départ qui est plutôt simple, Esta étant une excellente voleuse, cette mission ne devrait poser aucun problème particulier sauf que ...... cela ne se passe pas tout à fait comme prévu, car en 1902, le New-york dans lequel elle débarque est un lieu glauque où l’Ordre des mages est sans concession, c’est aussi l’esprit des gangs, des dessous de table, des traitres, du chantage, des réglements de compte… bref un petit Chicago en herbe. Esta est transbahutée dans ce monde rétro et comme elle est aussi indisciplinée que naïve, aussi forte que volontaire, elle s’accrochera au premier regard qui saura lui tendre une main et qui comme elle, cachera son vrai tempérament, il s’agit de Harte, son compagnon de magie et de coeur…

C’est donc un roman d'aventures et d’actions assez bien ficelé et musclé, et qui mêle aussi beaucoup de romance et de sentiments. Il nous apporte des regards différents au fil des chapitres et je dois dire que l’ensemble est cohérent et se lit facilement, c’est un récit young-adult sans équivoque qui nous baladent d’une époque à l’autre sans difficultés.

La galerie de personnages est nuancée et chacun à sa part d’ombre, ils cachent tous un lourd passé et des secrets, ce qui donnera une fin assez surprenante et rebondissante. Ces personnages complexes et énigmatiques restent un point fort du roman. Dolph, Harte, Nibs ou encore Viola dévoilent des facettes surprenantes au fil de l'histoire !

Mais voilà, j'ai le ressenti d'un tableau pas tout à fait fini, il m’a manqué un peu de densité à cette histoire, l’intrigue passe souvent au deuxième plan, mettant trop en exergue les relations amoureuses d’Esta et de Harte et leur petits jeux du chat et de la souris. Les petites histoires parallèles étiolent la toile de fond et donnent des chapitres inégaux au niveau des actions et de l'avancement de notre vraie intrigue. Esta se rappelle d'ailleurs souvent à voix haute qu'elle doit se remettre sur la trace du livre, invitant l'auteure à revenir au coeur de l'action principale. Je ne suis pas arrivée à bien m’immerger dans ce monde de fantasy urbaine, peut-être pas assez décrit ou développé pour mon imaginaire. La magie existe mais finalement on la voit très peu à l’oeuvre et surtout on survole un peu tout sans entrer dans les détails, on ne sait pas trop qui sont ces mages qui régissent l’ordre, d’où ils viennent, comment ils opèrent et pourquoi sont-ils une menace pour le monde !
Je suppose que la suite nous apportera des réponses, sans doute suis-je trop curieuse et j'en demande trop pour ce premier tome d'introduction qui est aussi un premier roman. Il semble être très apprécié des plus jeunes lecteurs auquel il s'adresse avant tout. Je vous invite à découvrir à votre tour la magie de ce roman, la fin occasionne un rebondissement de taille qui donnera sûrement une suite intéressante, et finalement beaucoup d'ampleur à toute l'histoire !

L'avis de MarieJuliet 

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