vendredi 17 février 2017

Agatha Raisin - M.C.Beaton

Présentation de l'éditeur ( Albin Michel) - Histoires de vies
Traducteur : Esther Ménévis

De retour dans les Cotswolds après de longues vacances, Agatha Raisin découvre que son voisin James Lacey, objet de tous ses fantasmes, est tombé sous le charme d'une nouvelle venue au village. Aussi élégante qu'amusante, Mary Fortune est une jardinière hors pair, et la journée portes ouvertes des jardins de Carsely s'annonce déjà comme son triomphe. Mais une Agatha Raisin ne s'incline pas avant d'avoir combattu (quitte à se livrer à l'une de ces petites supercheries peu reluisantes dont elle a le secret) !






Cette troisième aventure d'Agatha Raisin a encore ravi ma petite personne, il faut dire que même si je ne lui ressemble pas (mon dieu ! j'espère), la quinquagénaire que je suis retrouve en elle une petite part de naïveté et de tendresse ! Je suis touchée par ses stratagèmes d'adolescentes, elle me fait bien rire ! Mais quel foutu caractère ! On sait déjà qu'elle va arriver à se mettre dans des situations périlleuses et cocasses à la fois, heureusement que le ridicule ne tue pas, notre pauvre Agatha serait déjà morte depuis longtemps !

Je dois dire que la jalousie est vraiment le leit-motiv de ce feuilleton et Agatha s'y connait dans ce domaine, tout est bon pour paraitre la meilleure aux yeux de son village et à ceux de James Lacey son voisin pour qui elle se sent fondre... Alors quand une nouvelle habitante commence à détrôner notre Agatha à tout point de vue, cette dernière va échafauder des plans puérils, au risque de passer une fois de plus pour la givrée du coin ! mais ces manigances ont de quoi vont faire rire et on plonge avec elle dans ces engrenages loufoques !
Mais l'auteur, qui n'épargne pas son héroïne, arrive toujours à retourner les situations et les sentiments pour la rendre touchante et attendrissante ! Cela explique peut-être pourquoi James Lacey est une vraie girouette, il ne sait jamais sur quel pied danser avec elle ! un coup il la drague, un coup il la jette ... Quelle tête à claques aussi parfois celui-là  ! 
Bon vous voyez, on se passionne pour ces personnages aussi caricaturaux soient-ils, ces histoires plutôt simples dans leur progression nous sortent de notre réserve, on fait partie du village, on observe, on boit beaucoup de thé et on rigole bien sans se pendre la tête...
Cette enquête se noie dans les déboires sentimentaux d'Agatha, un régal ! Elle nous rappelle qu'il faut se méfier de l'eau qui dort ! Agatha va en faire les frais et résoudre encore un crime rocambolesque avec toute la sagacité et l'exubérance qu'on lui connaît ...


Après  La quiche fatale  et Le Remède de cheval, ces deux premières aventures policières, et celle-ci, la toute dernière enquête sortie en français aborde le thème de la randonnée... je vois déjà le tableau d'ici ! Allez je file acheter le tome 4, elle est trop top cette Agatha !












53- Les Trois Garrideb : lire le troisième tome d'une saga

mercredi 15 février 2017

Le défi des 4 AS , 4 équipes de 4 personnes : 16 participantes - 1 défi tous les deux mois - Session de 4 mois !




DEUXIEME SESSION 
Le défi des 4 AS , 4 équipes de 4 personnes : 16 participantes
 - 1 défi tous les deux mois - Session de 4 mois !

L’équipe coeur - L’équipe carreau - L’équipe trèfle - 
L’équipe pique ! (pas facile à dire en plus ! ) et une équipe Joker si besoin  !


Il faut 4 participant(e)s dans chacune ! C'est un vrai travail d'équipe !
Soit vous choisissez votre équipe, soit je vous inscris dans une équipe par ordre d'arrivée.

Le premier jour du mois, 4 défis sont demandés, vous avez deux mois pour que chacun dans votre équipe relève un défi, il vous suffit de donner votre nom, votre équipe et le choix de votre défi,  le dernier jour du deuxième mois fait office de date butoir, celui qui n'a relevé aucun défi, en temps et en heure ne joue plus jusqu'à la fin de la session en cours. Les défis doivent être donné à l'inscription, les titres peuvent être donné jusqu'au 15 du mois en cours...

L’Équipe obtient des points en fonction de ses choix qui s’accumulent jusqu’ à la fin des 4 mois.

• Chacun peut choisir le défi qu'il souhaite parmi les 4 choix proposés. Un seul défi suffit par joueur. Plusieurs joueurs peuvent choisir le même défi ( mais il n'y aura pas de bonus)
• Si les 4 défis proposés sont relevés par l'équipe  (chaque joueur a un défi différent) il y a un bonus de + 5 PT sur le total des points de l'équipe pour la session. A vous de vous entendre au départ. Bien sûr,  pour obtenir les 5 PT, il faut que ces défis soit validés.
• Si un des 4 AS souhaite relever plusieurs défis, il le peut, il doit le signaler dès l’inscription du défi, cela fait des points supplémentaires. Mais attention,  il perdra un point sur son défi de base si les défis en supplément ne sont pas réalisés.
• Si un AS réalise le défi supplémentaire choisi mais pas son défi de base, il a 1 PT de consolation. C'est le défi de base qui prédomine.

• Les points sont validés à réception de la chronique dont vous aurez mis le lien sur le fil de ce topic ou de la réponse au défi demandé directement sur le topic.
• Attention, si le livre indiqué dans le défi ne peut pas être fini pour cause de " ca passe pas " ... j'octroie quand même la moitié des points en échange de quelques lignes explicatives sur votre ressenti. Sinon, je considère que le défi n'est pas relevé et j'applique le barême des points en cours.

Voilà les 4 défis des deux premiers mois. 

* DEFI 1 : Lire un livre d’un auteur que vous connaissez déjà et au rendu de la chronique, nous indiquer le(s)quel(s) de ces romans vous avez préféré. 5 PT
* DEFI 2 : Honneur au printemps - Faites nous un petit poème de 4 lignes sur votre fleur préférée ou sur une ambiance printanière ( plus si vous êtes inspiré) : 4 PT
* DEFI 3 :
Honneur au printemps - Lire un lire dont le titre contient au moins 3 lettres contenus dans le  mot PRINTEMPS. 3 PT
* DEFI 4 : Lire le tome d’une série, n’importe quel tome ! : 2 PT


(Choix des défis jusqu'au 15 mars)


Si l’opération fonctionne, elle sera renouvelée pour 4 autres mois. Bonne chance !
Il faudra au moins 2 équipes complètes pour démarrer !

Que la meilleure équipe gagne !  Inscription uniquement sur LA et jusqu'au 15 mars !

mardi 14 février 2017

5 ans déjà !


5 ans de belles lectures, de rencontres, de challenges ...

Merci à tous ceux et celles qui me font l'honneur de passer par ici
lire mes blablas livresques et déposer quelques mots ...


lundi 6 février 2017

Oulander - Le voyage tome 3 - Diana Gabaldon


Présentation de l'éditeur ( J'ai lu) - Romance - Aventure - Histoire 
Traduction : Philippe Safavi

Vingt ans après avoir été inexplicablement ramenée en plein coeur du XVIIIe siècle, dans une Écosse à feu et à sang qui luttait pour son indépendance contre l'éternel ennemi anglais, Claire Randall n'est jamais parvenue à oublier Jamie Fraser. Les années qu'elle a vécues à ses côtés demeurent pour toujours gravées dans sa mémoire. Aussi, apprenant qu'il a survécu, elle voyage de nouveau dans le temps et retourne dans ce passé chargé de souvenirs et d'émotions, prête à braver tous les dangers pour tenter l'impossible : retrouver Jamie.




C'est une drôle d'aventure pour moi cette saga ! Lira ...Lira pas ... En fait, j'ai lu il y a quelques temps, le tome 1 dont voici la chronique ici.
L'idée de départ est géniale, le rêve de beaucoup d'entre nous, se retrouver projeté dans le passé et y découvrir une vie meilleure, l'amour de sa vie et des être charmants, charismatiques. Un peu idyllique tout ça.. Le ton tournant trop à la romance, je m'arrêtais en plein milieu du tome 2...  Et puis, j'ai trouvé à la médiathèque les deux premières saisons en DVD ... La curiosité l'emporte... et vous l'aurez compris, je n'ai pas été déçue ! 


Une série magistrale au niveau de l'ambiance historique, des costumes et des personnages très attachants, ils sont dans le ton du livre et franchement, j'ai dévoré les deux saisons en un clin d'oeil ! Claire et Jamie nous charment sans jeu surfait, ils sont très naturels et donnent vraiment envie d'y croire, je ne vous parle pas de cette "saloperie" de Randall qui est à baffer tout au long de la série, et qu'ils ont vraiment bien choisi pour ce rôle !  
Tellement désespérée de les quitter, et en attendant les saison 3 et 4 prévues en milieu d'année 2017, je décide de reprendre la lecture exactement là où finit la saison 2 et qui correspond au tome 3 " Le voyage".

Ne pas lire si vous ne connaissez pas la suite .....
 Je risque de dévoiler des petites choses ......

Et voilà, les quelques 1000 pages dévorées en à peine deux semaines, un excellent tome sur la suite des aventures de Claire et Jamie ! ça n'arrête pas ! le rythme est effréné et c'est sans doute grâce à l'écriture fluide de Diana Gabaldon qu'on avance aussi vite dans l'histoire et dans le livre. Aucun temps mort ... Une grande première partie nous permet de voir ce que Jamie est devenu quand Claire est revenue dans notre époque, pauvre bougre, il en a bavé mais on ne peut pas s'empêcher de penser qu'il a une sacré bonne étoile sur sa tête ! L'auteur veille sur lui ...

Dès le retour de Claire,  Brianna et son ami de leur côté, ne cessent de chercher à trouver des traces de Jamie dans les livres d'histoire. Ils cherchent à prouver qu'il n'est pas mort sur le champ de bataille de Culloden, et même si le lecteur se doute bien de ce fait, c'est très émouvant et bien mené au point qu'on y croirait, il faut dire que l'auteur mêle à la perfection l'histoire du pays et celle de ces protagonistes et tout cela n'est pas dénué de charme. Je continuais donc à lire avec de plus en plus d'avidité car il me tardait de les voir réunis à nouveau ... et cette attente est assez longue,  la tension montent beaucoup, et du coup, j'ai presque trouver leurs retrouvailles un peu fade, je m'en faisais une telle joie ... mais là c'est moi qui me fait un film ! 

Ensembles de nouveau, la vie ne les laissera pas prendre du bon temps à Lallybroch, il semble que leur sort en soit jeté et que leur vie ne va être qu'un enchainement de courses-poursuites, de chasse au trésor, de chasse à l'homme qui va les mener au bout du monde ...D'ailleurs, j'ai eu du mal à quitter les côtes écossaises, et j'avais même peur que l'histoire m'intéresse moins ... nanananan, je vous rassure  c'est aussi agréable de suivre leurs péripéties sous les tropiques ... même si on espère bien les retrouver au pays du tartan, des cornemuses et des highlanders ... Le tome 4 est sur ma table de chevet, il n'y restera pas longtemps !







La bataille de Culloden

La bataille de Culloden (16 avril 1746) marque l'échec du quatrième des débarquements royalistes en Écosse, après ceux de 1692, 1708, et 1715, et la fin des espoirs de restauration de la lignée des Stuarts sur les trônes d'Écosse et d'Angleterre. 
Charles Edouard Stuart

Du point de vue militaire, il s'agit d'une victoire tactique des canons Hanovriens, face à une armée formée principalement de Highlanders écossais issus des clans fidèles à la lignée jacobite. Pour la première fois, la spontanéité des guerriers jacobites sera mise en échec par la rigueur et la discipline des fusiliers du duc de Cumberland.
Duc de Cumberland

Cette défaite entraîna une répression sauvage qui valut à Cumberland le surnom de « boucher ». Il ordonna à ses hommes de tuer les blessés, les prisonniers et même des spectateurs. Les rescapés furent poursuivis. Les maisons proches du champ de bataille furent systématiquement incendiées, pour qu'elles ne servent pas de refuges aux survivants.



Par ailleurs, la défaite eut pour conséquence la défiance de Londres envers l'Écosse, ce qui amena à expulser les paysans écossais de leurs propres clans. La volonté anglaise de briser l'identité écossaise était profonde : interdiction de posséder une arme, d'exhiber le tartan, de porter un kilt et même... de détenir une cornemuse ! En 1747, Londres vote l'abolition des juridictions héréditaires. Cela supprimait les liens féodaux entre les chefs et leur clan. Dès lors, les chefs s'assimileront à de simples gros propriétaires terriens dégagés de tous liens avec les populations et seulement soucieux de faire fructifier leurs terres. Beaucoup furent poussés à émigrer aux États-Unis.




38- Le Pince-Nez en Or : lire un livre comportant un objet en or sur sa couverture
Février - Romance

vendredi 27 janvier 2017

La grande muraille de Yimou Zhang - Cinéma et histoire


La grande muraille

Date de sortie 11janvier 2014 (1h 44min)
De Yimou Zhang
Avec Matt Damon, Jing Tian, Pedro Pascal ...
Genres Aventure, Historique, Fantastique
Nationalités Américain, Chinois

Entre le courage et l’effroi, l’humanité et la monstruosité, il existe une frontière qui ne doit en aucun cas céder. William Garin, un mercenaire emprisonné dans les geôles de la Grande Muraille de Chine, découvre la fonction secrète de la plus colossale des merveilles du monde. L’édifice tremble sous les attaques incessantes de créatures monstrueuses, dont l’acharnement n’a d’égal que leur soif d’anéantir l’espèce humaine dans sa totalité. Il rejoint alors ses geôliers, une faction d’élite de l’armée chinoise, dans un ultime affrontement pour la survie de l’humanité. C’est en combattant cette force incommensurable qu’il trouvera sa véritable vocation : l’héroïsme. 
 




Un film très divertissant qui allie histoire et fantasy avec un bon dosage, projetée dans le premier millénaire, on revient sur l’existence de la poudre noire découverte en Chine 200 av JC et transmise au monde arabo-perse vers le Xe siècle. C’est donc cet appât qui attire des lascars occidentaux et ils vont se retrouver en bien mauvaise posture... 
La poétique et la fantasy chinoise apparaissent à travers une légende qui prend vite le pas sur l’histoire avec le réveil de créatures monstrueuses et tueuses. La Chine sait nous conter des histoires fantastiques et légendaires, elle recèle de récits extraordinaires et c’est à cela que nous sommes conviés dans ce film, je ne vous cache pas que l’intrigue est cousue de fil blanc et vous n’aurez pas mal au crâne en sortant, mais on ne pourra que s'extasier devant la beauté des batailles, d'un côté, une armée chinoise aux costumes colorés et chatoyants, et des techniques de combat spectaculaires, et de l'autre des créatures impressionnantes, que j'aurai préféré un peu plus "dragonisantes" à l'image de la délicatesse de leur art, là, elles paraissent à mon goût trop évoluées en comparaison de l'époque et ne font pas très ancestrales mais plutôt futuristes  ...

On ne pourra s'empêcher de penser aux différentes batailles vues dans "le seigneur des anneaux", car ces chinois nous rappellent l'agilité des elfes,  et les bestioles,  la monstruosité des orcs ! et oui ! il est difficile de se détacher des grands classiques ... 

Un film assez décrié si j'en crois la presse, par un coût excessif et son choix d'un casting intégrant des "blancs" comme héros sauvant encore le monde ( d'après les chinois) ! bon je sors de cette polémique car mon seul plaisir est de voir un film, mais c'est vrai que le film donne la part belle à ces deux européens sans qui la Chine serait rayée de la carte ! On a du mal à sortir du règne des supers héros ! étonnant d'ailleurs, puisque le film est l'oeuvre d'un chinois ! ...

Pour conclure, Ce n'est pas le film du siècle, c'est certain, mais on passe un  bon  moment rendu agréable par les pointes d'humour entre les deux héros, et la beauté des armées chinoises, c'est un film très "visuel" !. Matt Damon, un excellent acteur que je n'avais pas encore vu avec les cheveux longs, s'accommode très bien de ce rôle d'aventurier ! On notera aussi beaucoup de respect entre Matt Damon et Jing Tian, sa partenaire qui vont vivre une romance platonique et impossible, les acteurs préservent bien le fait que les cultures sont différentes et font perdurer chacun leur tradition.  
Un des acteurs est aussi La grande Muraille de Chine, dont j'ai à peine parlé d'ailleurs, mais qui regorge de magnifiques gadgets et se trouve magnifiée dans ce film, cela m'a donné envie d'en savoir plus à son sujet, alors je vous invite à la lecture du petit Plus !


Vers 220 av. J.-C., Qin Shin Huang entreprit de réunir des tronçons de fortifications existants pour en faire un système défensif cohérent contre les invasions venues du nord : les armées mongoles et mandchoues. Poursuivis jusque sous les Ming (1368-1644), ces travaux ont produit le plus gigantesque ouvrage de génie militaire du monde. Son importance historique et stratégique n'a d'égale que sa valeur architecturale.
En raison de sa longueur, elle est surnommée en chinois « La longue muraille de dix mille li »  le li étant une ancienne unité de longueur chinoise et dix mille symbolisant l’infini en chinois.
© Rubén Cabezas
Auteur : Rubén Cabezas

© Aneta Ribarska
Auteur : Aneta Ribarska

Grand ouvrage défensif militaire voulu par une succession d’empires chinois, la Grande Muraille fut construite en continu du IIIe siècle avant J.-C. au XVIIe siècle après J.-C. à la frontière nord du pays. Totalisant plus de 20 000 km de long, sa largeur varie entre 5 et 7 mètres en moyenne et sa hauteur entre 5 et 17 mètres. Elle est ponctuée de tours de guet carrées (hautes de 15 m au moins, distantes en moyenne de 75 m, soit la distance de deux portées de flèche) et de bastions sur toute sa longueur. Elle est impressionnante sur les milliers de kilomètres proches de Pékin, la capitale. Elle se réduit ailleurs et ressemble à une imposante levée de terre à certains endroits. Elle a été fabriquée avec de la pierre, du ciment, de la terre, des briques d'argile. Il a été découvert récemment qu'il avait été incorporé 3 % de riz gluant dans le mortier ce qui avait considérablement renforcé sa résistance. Elle commence à l’est à Shanhaiguan, dans la province du Hebei, et se termine à Jiayuguan, dans la province orientale du Gansu. Les méthodes de construction propres à des lieux et des époques différents ont été intégralement préservées, c'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse.


La Grande Muraille reflète les conflits et les échanges entre les civilisations agricoles et nomades de la Chine antique. Elle témoigne physiquement, et de manière significative, de la stratégie politique à long terme et des impressionnantes forces militaires et défensives nationales, mais elle a aussi une signification symbolique incomparable dans l’histoire de la Chine. Son but était de protéger le pays des agressions extérieures, mais elle préserva aussi sa culture contre les mœurs des barbares étrangers. Compte tenu des souffrances qu’a impliquées sa construction, c’est un point de référence majeur pour la littérature chinoise et on la retrouve dans des œuvres telles que la Ballade du Soldat, de Tch’en Lin (environ 200 après J.-C.) ou les poèmes de Tu Fu (712-770) et les romans populaires de la période Ming.

Les diverses composantes de la Grande Muraille ont toutes été classées comme des sites protégés en priorité par l’Etat ou la province dans le cadre de la Loi de la République populaire de Chine sur la protection des reliques culturelles.
Depuis 1987, la Grande Muraille est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO sous le numéro 438. En 2015, le constat est fait d'une nette dégradation de l'état général de la Grande Muraille due principalement aux conditions climatiques et aux activités humaines, et de la nécessité d'intervenir rapidement pour assurer sa sauvegarde

© UNESCO Centre du patrimoine mondial 1992-2017   

On prête à la Grande Muraille la réputation d'être le plus grand cimetière du monde. Environ 10 millions d'ouvriers sont morts pendant les travaux. Ils n'ont pas été enterrés dans la muraille elle-même (contrairement à ce qu'on raconte) mais dans ses environs immédiats.

Le 7 juillet 2007, la Muraille a été désignée comme l'une des Sept nouvelles merveilles du monde par un organisme non officiel et à caractère commercial (NewOpenWorld Foundation). Elle est une des principales attractions touristiques du pays. Environ 15 à 16 millions de personnes visitent la Muraille de Chine chaque année ...

dans le film
La vraie ...

mercredi 18 janvier 2017

Ressentiments distingués - Christophe Carlier

Présentation de l'éditeur ( Phébus) - Histoires de vie, policier

Le microclimat de l’île : pluie et bourrasques. Ce qui n’empêche pas ses habitants d’avoir un bon fond, et d’accueillir le facteur avec un sourire, quel que soit son retard. Le pauvre homme souffre d’arthrose ; mais l’heure de la tournée n’intéresse pas grand monde. Nul n’envoie plus de lettres d’amour et les factures arrivent toujours trop tôt. Jusqu’à ce que des missives malveillantes atterrissent dans les boîtes aux lettres.
Un corbeau avive les susceptibilités, fait grincer les armoires où l’on cache les secrets. Serait-ce Tommy, le benêt ? La vaniteuse Marie-Odile ? Ou bien Adèle qui goûte tant les querelles ? Ou encore Emile, Laure, Marge ou Félicien ? Bien vite, les soupçons alimentent toutes les conversations. Sans que les bavards complices n’en retirent le plaisir d’être solidaires.

  Merci à Phébus et Babelio


Quel plaisir ce petit livre, à vrai dire je n’ai pas souvent l’occasion de lire ce genre de bouquin, très moderne dans sa conception et qui se lit facilement malgré la multitude de paragraphes et de chapitres.

D'un premier abord, l’histoire n’est pas particulièrement originale, « un corbeau sévit sur une île en envoyant des missives, et fait vivre le commérage et la zizanie dans un village...» Mais par un habile jeu de phrases, de stratagèmes littéraires et de mise en page, l’auteur pose seulement quelques jalons pour ne faire transpirer que des émotions, des sensations, aucune description ni pour les protagonistes, ni pour les lieux, on a seulement  des RESSENTIS, et avec cela, l’imagination fait tout le travail, l’ouvrage porte d’ailleurs bien son nom à cet égard. 

Une intrigue fignolée car avec si peu de matière, on a l’impression de voir vivre tout un village, de connaitre chaque habitant et de comprendre leur vie taciturne. Le traitement en paragraphe court apporte des points de vue rapides et précis sur les différents personnages, quelques traits physiques et psychologiques, on va à l’essentiel et ça suffit pour se faire une idée de l'intrigue et des acteurs en lice. Le rythme est soutenu en installant un suspens lourd et pesant … paradoxale comme situation, mais bien menée et allant toujours crescendo ! 

Le récit se découpe en trois parties assez inégales, nous suivons dans un premier temps le facteur qui livre ses cartons maudits, on voit peu à peu cette farce prendre racine et pervertir les habitants, les masques tombent et les secrets aussi, les faux semblants sont grattés, le verni parti, il reste l’indifférence et l’amertume de ces gens vivants reclus sur eux-mêmes. La solitude et la jalousie deviennent chez certains comme une seconde nature. Bien que les messages diffus soient peu mesquins, ils s’insinuent dans les univers quotidiens, et on s’aperçoit à quel point, les insulaires eux-même alimentent et donnent de la densité à cette farce, orchestrée par un corbeau qui ne pensait sûrement pas, au début, déclencher tant de rebondissements et de ressentiments  ….

Non.. non, je ne dirai rien sur l'identité du corbeau, mais la deuxième partie du livre est encore plus intéressante puisque nous voyons l'évolution de cette histoire à travers son regard, impitoyable et sans coeur, larguant sur l’île un parfum de rancune et de vérité,  un corbeau inattendu qui se prend au jeu et se laisse emporter par la rumeur…
La troisième partie très courte conclut l’affaire aussi crûment qu’il est possible, le destin est parfois espiègle et l'effet boule de neige tout aussi incroyable, tout cela tend vers une fin étonnante entrainant un sourire du bout des lèvres et une certaine pitié pour les travers de l'humanité !

Une écriture précise, des images qui frappent l’imagination et rend ce huis clos très abordable, une étude du comportement humain et des mentalités insulaires sûrement très proches de la réalité, on imagine très bien la vie du café "la marine" dont les habitués se regardent en chien de faïence, alimentant les ragots et suspectant le corbeau dans chaque regard croisé.  Un tableau virulent et acide dans un genre assez différent des policiers que je lis habituellement, mais cette prose a de quoi toucher les esprits ! elle est poétique et pourtant sans concession,  c'est une très bonne expérience que je vous invite à découvrir ! 



18- La Boîte en Carton : lire un livre dans lequel tout commence par une lettre/un colis

mercredi 11 janvier 2017

Snowblind - Christopher Golden

Présentation de l'éditeur ( Bragelonne- L'ombre ) - fantastique - horreur
Traduit par Benoît Domis

Au cours d'une terrible nuit d'hiver, la petite ville de Coventry fut frappée de plein fouet par une tempête de neige. D'une rare violence, celle-ci emporta avec elle plus d'une dizaine de victimes, à jamais perdues dans l'immensité blanche. Des familles entières furent brisées en une seule nuit, et l'existence des habitants de la petite ville en fut changée à jamais.
Douze ans plus tard, la vie a repris son cours à Coventry, même si subsiste chez les survivants une angoisse aussi sombre qu'irrationnelle à l'approche de l'hiver. C'est alors qu'une nouvelle tempête s'annonce, plus terrifiante encore que la précédente... car cette fois, les disparus de cette fameuse nuit maudite sont de retour.



Voici un moment que je n’étais pas venue par ici, les fêtes imposent un rythme différent de lecture et j’ai vite perdu le fil du temps, mais jamais l’envie … Tout doucement me revoilà avec une nouvelle chronique qui par un bon suspens au départ m’a sorti de ma léthargie !

Une histoire accrocheuse à la base, elle nous projette dans une petite ville qui se prépare et s'organise en vue d'une terrible tempête de neige, le roman est de saison et je dois dire que j'ai ressenti ce froid tout au long de ma lecture, c'était déjà un bon point ! 
Relevant ma couverture jusqu'au menton, des frissons d'angoisse se sont rajoutés bientôt à la sensation de fraicheur, j'adore ! Cette tempête attise des peurs ancestrales, et on découvre qu'à chaque coin de la ville des personnes disparaissent ou meurent congelés en quelques minutes, une nuit tragique ...On ignore tout, certaines ne seront jamais retrouvés... mais ces victimes ont toutes tenté d'échapper à quelque chose, mais à quoi ! ... je vous laisse la surprise...

La première partie est dynamique et fait donc monter l'adrénaline car l'auteur ne dévoile pas les causes de cet effroi et nous laisse imaginer des tas de créatures horribles. Cette partie est très courte et nous laisse un peu sur notre faim, d'autant que la deuxième partie, démarre 12 ans après sans aucun enchainement et nous amène quasiment à la veille d'une nouvelle tempête ! Un peu facile et c'est là ou le bât blesse ! Non seulement, on a pas eu beaucoup d'explications en première partie sur les raisons et l'évolution de ces événements climatiques qui ont engendré des sortes de fantômes avides de tuer,  mais on sent que tout va recommencer, et tout ça est " quand même" très téléphoné ! On retrouve les mêmes personnages troublés à leur tour car ceux qu'ils ont perdus dans la tempête semblent être de retour et d'une bien étrange façon. Pourquoi et comment ? Je suis incapable de vous dire ce qu'il en est, ce qu'il leur est arrivé et ce qu'ils vont devenir ! 

Je n'ai pas trouvé de logique à tous ces événements, et la fin est tout aussi énigmatique... Il en résulte que pour l'intrigue,  je suis très frustrée par le manque de densité, de précisions et par l'angoisse qui monte et retombe un peu comme un soufflet, mais j'ai apprécié de partager la vie de certaines familles, l'auteur nous livre un semblant d'analyse psychologique quant à la perte d'êtres chers, il appréhende certains de nos comportements devant la mort ou devant des situations improbables. Finalement, L'écriture a été suffisamment prenante pour enflammer notre imagination, et faire passer beaucoup de sentiments ... avec très peu de choses. Ce livre ne restera pas gravé dans ma mémoire, ce fut une lecture rapide et rythmée qui, avec un petit côté déjà vu, reste agréable dans le genre. Il pourra contenter nombre de lecteurs avides de fantastique, avec des apparitions aussi poétiques que diaboliques ! A découvrir !