samedi 12 mai 2018

Tour de livres .... nouvelle rubrique #1

Une nouvelle rubrique pour vous parler rapidement de mes lectures ...Quelques mots ... des impressions ...


Parfois le temps passe et les chroniques restent sur un coin de table ou de papier sans réussir à trouver le chemin du blog, je sais que vous comprendrez la flemme qui nous anime et qui va et vient de temps en temps.

Alors voici mon petit palliatif ....






 

Quelques mots sur les livres lus dans le cadre du comité polar de ma médiathèque

 

Le pitch : Une femme a disparu. Sa voiture est retrouvée au départ d'un sentier de randonnée qui fait l'ascension vers le plateau où survivent quelques fermes habitées par des hommes seuls. Alors que les gendarmes n'ont aucune piste et que l'hiver impose sa loi, plusieurs personnes se savent pourtant liées à cette disparition. Tour à tour, femmes et hommes prennent la parole et chacun a son secret, presque aussi précieux que sa vie.


Le comité polar m'aura fait découvrir plusieurs romans policiers cette année dont la particularité est dans la conception même du roman. Celui ci n'échappe pas à la règle, ainsi chaque protagoniste expose son angle de vue sur un moment donné. La "choralité" (le mot n'existe probablement pas) est chose de plus en plus courante et le filon commence à perdre de son impact. Mais je dois dire que l'affaire assez simple de ce roman gagne vraiment à être exploité par ce procédé littéraire, ici parfaitement maitrisé. Je rajouterai que le deuxième point fort est l'atmosphère rendue et la présence de la nature et du travail de la ferme. On est imprégné de cette ambiance chaude, lourde et qui marque la campagne et renforce les ressentis classiques du terroir, on y rencontre des personnages rustres et tourmentés par la solitude et une certaine tristesse contenue. Un bon roman qui se lit vite, et qui dégage beaucoup de tristesse, de noirceur et une certaine mélancolie. A découvrir !
 


 
Le pitch : Qui perd gagne.
Stockholm, un jour de septembre. Une petite fille de sept ans, nue et recouverte de sang, braque une banque du centre de la ville avec pour seules armes un ours en peluche et un magnétophone. La fillette disparaît ensuite avec l'argent.
La trouble et manipulatrice Leona Lindberg s'arrange pour récupérer l'affaire avant ses confrères de la police judiciaire. Christer Skoog, lui, est journaliste. Il dispose d'embarrassantes informations au sujet de Leona ; des informations qu'il est prêt à taire si cette dernière accepte de l'aider à résoudre une enquête qui l'obsède depuis des années...

ATTENTION NE PAS LIRE SI VOUS SOUHAITEZ LE DECOUVRIR

Ce ne sera pas le policier du siècle, mais j'avoue que j'ai été bluffé par le postulat de départ, je l'ai senti venir mais je n'y croyais pas... et si ... pour une fois c'est au coeur même de la police, que se trouve le braqueur, et c'est même l'inspectrice que nous suivons qui va nous raconter sa propre histoire. Je dois dire que l'auteur ... 

Tiens d'ailleurs, regardez cette magnifique éthiopienne suédoise !
en effet, née en Éthiopie, Jenny Rogneby a été adoptée en Suède à l'âge d'un an. Elle a travaillé pendant sept ans dans la police, à Stockholm, comme criminologue, avant de se lancer dans l’écriture de ce premier roman

... sait de quoi elle parle, et cela rend toujours les lectures plus attrayantes de savoir que la personne qui écrit connait bien l'univers dont elle exploite la matière, cela donne une consistance plus crédible à une enquête. Ce livre nous présente une femme flic qui reste, bien qu'assez froide et peu attachante, très humaine dans ses réactions, et en cela l'histoire est passionnante car on appréciera les réactions en chaîne de quelqu'un qui est pris dans un engrenage inextricable. Et on tourne vite les pages pour connaître le fin mot ! un bon roman également que je n'aurai sans doute pas lu sans ce comité, donc ne pas hésiter parfois à sortir  des sentiers battus !




Le pitch : « Partout, les monstres sont chez eux… »

Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.

Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.

Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…
Mon coup de coeur sur cette sélection, une vraie découverte et j'ai beaucoup aimé le roman de cette corse dont je ne connaissais rien. Une très belle écriture qui m'a tout de suite happée dans l'aventure. Un roman qui se lit vite, il est percutant, et les chapitres courts mais denses insufflent un rythme rapide, et on a l'impression d'avoir vécu beaucoup de choses. L'auteure manie bien le suspens et les rebondissements s'enchainent aussi très vite ! L'enquête est passionnante et j'ai trouvé un personnage charismatique avec Mathilde Sénéchal, un portrait de femme que j'ai aimé par son réalisme et les émotions qu'elle dégage, vraiment il me tarde de la retrouver.
En attendant, je ferai peut-être connaissance de son autre enquêteur Pierre-Arsène Léoni.



lundi 7 mai 2018

L'espace d'une vie - Becky Chambers

Présentation de l'éditeur ( SF) - Atalante
Traduction : Marie Surgers

Rosemary, jeune humaine inexpérimentée, fuit sa famille de richissimes escrocs. Elle est engagée comme greffière à bord du Voyageur, un vaisseau qui creuse des tunnels dans l’espace, où elle apprend à vivre et à travailler avec des représentants de différentes espèces de la galaxie : des reptiles, des amphibiens et, plus étranges encore, d’autres humains. La pilote, couverte d’écailles et de plumes multicolores, a choisi de se couper de ses semblables ; le médecin et cuistot occupe ses six mains à réconforter les gens pour oublier la tragédie qui a condamné son espèce à mort ; le capitaine humain, pacifiste, aime une alien dont le vaisseau approvisionne les militaires en zone de combat ; l’IA du bord hésite à se transférer dans un corps de chair et de sang…
Les tribulations du Voyageur, parti pour un trajet d’un an jusqu’à une planète lointaine, composent la tapisserie chaleureuse d’une famille unie par des liens plus fondamentaux que le sang ou les lois : l’amour sous toutes ses formes.


Je lis finalement très peu de SF, et pourtant j’apprécie beaucoup ce genre. J’avoue aussi que dans ce domaine, les histoires de huis-clos dans des vaisseaux en route vers de nouveaux univers sont parmi mes préférés. Ce livre qu’on classe facilement dans le style “ space-opéra” a été le coup de coeur d’une rencontre aux Utopiales, un parfait inconnu qui m'a donné envie de lire ce roman, ainsi qu' à Mypianocanta et C’era, deux copinautes qui ont été embringuées dans le même vaisseau.
Autant vous éviter les cachotteries, je n’ai pas partagé ce coup de coeur, j’ai apprécié les personnages et leurs potentiels mais mon imaginaire a été trop perturbé par un vocabulaire technique un peu "tape à l'oeil" et par une écriture au style descriptif. Je me suis faite larguer très vite par le vaisseau et me suis retrouvée un peu perdue dans l’espace ! En fait je serai bien incapable de vous expliquer par quel procédé ils font des trous dans l'espace, et j'aurai aussi mis beaucoup de temps à comprendre que le sujet n'est pas dans les exploits techniques mais dans les rapports humains !

Ce fameux vaisseau “ le voyageur” est donc un vaisseau tunnelier, il a la tâche de creuser des trous dans l’espace afin d’accélérer les transports interstellaires. Bien sûr, le postulat de départ est bigrement intéressant puisque la guerre gronde et que l’endroit où ils sont envoyés pour creuser un tunnel est tout près d’une zone à risque … et pour agrémenter le tout, le vaisseau est plutôt vieillissant et les occupants se demandent toujours s’ils ne vont pas finir dans le trou, eux aussi… Mais voilà, cela n'a pas suffit à m'embarquer car l'histoire semble secondaire et ne maintient pas assez le lecteur en haleine, enfin pour moi en l'occurrence ! 


Ce qui m’a gêné également c’est que je n’ai pas eu l’impression de lire de la SF, dans le sens stricte du terme, l’histoire, qui est surtout basée sur les relations humaines, auraient pu être alors transposée n’importe où.  Ce roman est vraiment un journal de bord et du quotidien de notre troupe qui, aussi hétéroclite soit-elle, se regroupe comme un seul homme quand les problèmes surgissent.  Il y a des beaux messages de tolérance, et chacun avec ses différences apporte sa pierre à l’édifice.
Des bons dialogues, de l'humour mais aussi beaucoup de lenteur dans l’histoire, on ne sait pas vraiment ce qui va arriver,  et la notion du temps est toute relative, ça ne décolle pas vraiment,  sans jeux de mots...

 
Le seul point fort qui assure la cohérence du récit : c’est l’équipage, aussi compétent qu’exotique. Pour exemple, le pilote est une espèce de lézard avec des plumes, le cuisinier est aussi le médecin de bord et possède 6 mains (bien pratique !) On trouve aussi un nain ... bref un panel de personnages originaux, et chacun aura son heure de gloire sous les projecteurs de l'auteur. Notre héroïne, Rosemary, que je n'ai pas trouvé particulièrement attachante, a tout juste été recruté pour être la greffière, le gratte-papier du vaisseau. O
n découvrira, avec son regard, cette communauté hors du commun.

Pour finir, je dirai que le titre n’est pas très représentatif, ni percutant, mais comme l'ensemble du livre, on reste dans une tonalité vague. Je sais que la suite est sortie, mais ce sera sans moi pour l'instant. Il y a beaucoup de lecteurs qui ont été enthousiasmés par ce récit, alors, malgré mes réactions plutôt négatives, il ne faut pas hésiter pas à vous faire votre opinion et à tenter ce voyage dans l'espace !  


Voilà l'avis de ma compère de lecture C'era una volta qui a plutôt été contente de sa lecture



Becky Chambers est l’auteure de la L’espace d’un an et Libration. Son premier livre fut le résultat d’un projet financé sur Kickstarter. Depuis, elle a été nominée entre autres pour le prix Arthur C. Clarke, le Bailey’s Women’s Prize for Fiction, le prix Hugo, et le Grand Prix de l’Imaginaire. En plus d’être écrivaine, Becky a des antécédents en arts de la scène, et a grandi dans une famille fortement impliquée dans les sciences de l’espace. Elle vit maintenant en Californie, ou en plus de préparer son prochain livre, elle pratique l’apiculture, explore les cieux avec son télescope, et joue à beaucoup de jeux vidéo.


vendredi 4 mai 2018

Quelques instants de lecture ... Le mois d' avril en images





Quelques instants de lecture est un rendez-vous mensuel, 
proposé sur le blog de MarieJuliet, qui se tient le 1er jour de chaque mois.

Son objectif est de partager nos photos de livres,
de moments de lecture, du mois passé, mises en scène. 


Me revoici pour ce mois riche en achats et en bonnes lectures Tout d'abord lecture d'un classique pour le challenge des 12 thèmes, très contente de cette découverte, j'ai beaucoup aimé comme vous le savez puisque c'est ma dernière chronique.




Lecture agréable avec un fantastique tendre et humoristique ...  
un peu fleur bleue mais ça fait du bien !
une bonne découverte faite au salon de Montaigu, je prévois de lire la suite



D'ailleurs en parlant du printemps du Livre de Montaigu, 
je ne résiste pas au plaisir de vous présenter l'ensemble de mes achats, 
des auteurs que je découvre, sauf Jérôme Camut 
que je connaissais pour son Malhorne !



Un polar qui clôture mes lectures pour le comité polar de la médiathèque.
Notre dernière réunion de la saison sera la semaine prochaine !


Une vente de livre pour Amnesty le week end dernier ! 
et hop je recharge le panier ... 
C'est vrai que je n'en avais pas assez !!!!


Ma dernière lecture du mois d'avril, tres sympathique, 
je vous en parle dans une prochaine chronique.


Mon dernier achat ... et ma lecture en cours


A la prochaine ! et bon mois de mai !

lundi 23 avril 2018

La dame du manoir de Wildfell Hall - Anne Brontë

Présentation de l'éditeur ( Archipoche) - Romance, histoire de vie
Traduction :  Denise et Henry Fagne
Publié en 1848, La Recluse de Wildfell Hall, qui analyse sans concession la place des femmes dans la société victorienne, est considéré comme l'un des tout premiers romans féministes. Ce titre méconnu entretient, comme l'a souligné la critique moderne, de nombreux liens avec Les hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. on y retrouve notamment les mêmes thèmes: alcoolisme, violence masculine corruption de l'enfance... Qui est la mystérieuse nouvelle locataire de Wildfell Hall? On ne sait pas d'où vient cette artiste qui se fait appeler Mrs Graham, se dit veuve et vit comme une recluse avec son jeune fils. Son arrivée alimente toutes les rumeurs dans la petite communauté villageoise et éveille l'intérêt puis l'amour d'un cultivateur, Gilbert Markham. La famille de Gilbert. est apposée à cette relation et petit à petit, Gilbert lui-même se met à douter de sa secrète amie. Quel est le drame qu'elle lui cache ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ?
Titre original : The Tenant of Wildfell Hall (1848)



A l'occasion du challenge des 12 thèmes organisé par A-little-bit-dramatic, j'ai sorti de ma pile, un classique, chose rare en ce qui me concerne et je n'ai vraiment pas été déçue, j'ai même beaucoup aimé lire ce "romantique" roman ! On connait peut-être mieux les deux soeurs aînés d'Anne, Charlotte, née le 21 avril 1816 et Emily, née le 30 juillet 1818. Elles ont toutes trois, deux ans d'écart et leur fraicheur apporte une autre approche de cette période, perturbée politiquement par les fragilités internes de la société impériale britannique naissante et la fin des guerres Napoléoniennes. Cette vision nouvelle est aussi celle d'un mouvement littéraire qui ne cesse de prendre de l'ampleur alors, celui de l'amour et des sentiments exacerbés, on est vraiment dans le romantisme associé au naturalisme, et si on se remet dans le contexte, c'est très courageux pour ces jeunes femmes d'affronter le monde en dévoilant les problèmes de société tels que la place de la femme dans la société, les vices de la boisson, la violence conjugale, l'éducation, le mariage... autant de thèmes toujours d'actualité, et qui suscitent déjà l'intérêt. A l'époque, ces récits ont dû faire bondir les bonnes familles de leurs corsets !

Toutes ces émotions sont d'ailleurs très bien mises en scène, et j'avoue ne pas m'être ennuyée une seconde malgré quelques passages répétitifs et l'envie bien souvent de mettre un coup de pied dans cette fourmilière de gens bien pensant qui se laissent constamment entortiller et mener par le bout du nez. C'est le cas de notre héroïne Helen, attachante et naïve, elle finira par prendre conscience de son propre malheur auprès d'un homme charismatique qui deviendra vite détestable pour sa femme et son entourage. Mais en bonne épouse, elle gardera sa dignité malgré l'humiliation, et trouvera finalement la voie du repos et du bonheur, mais je vous laisse découvrir cette belle histoire qui offre une grande palette d'émotion et de couleur.

L'originalité du récit tient beaucoup dans sa conception même, car l'auteur nous dévoile l'histoire par les différents points de vue des protagonistes, et toujours d'une manière détournée, soit par une correspondance, soit par la lecture d'un journal intime, et cette manière d'assembler tous les témoignages est très vivante. Le style est fluide et agréable, il n'est pas trop descriptif et suggère une ambiance mélancolique et anglaise à souhait. C'est un peu la marque de fabrique des soeurs Brontë qui nous font souvent voyager dans des manoirs sinistres, perdus dans des landes désolées et avec des personnages tourmentés et mystérieux. Et si ce voyage romantique vous tente ! vous risquez de passer un bon moment dans cette campagne anglaise !




Le romantisme est un mouvement culturel apparu à la fin du XVIIIe siècle en Angleterre et en Allemagne et se diffusant à toute l’Europe au cours du XIXe siècle, jusqu’aux années 1850. Rejet du classicisme et du siècle des Lumières, Il s’exprime dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, la politique et la danse. Il se caractérise par une volonté de l'artiste d'explorer toutes les possibilités de l'art afin d'exprimer ses états d'âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l'évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l'exotisme et le passé. Idéal ou cauchemar d'une sensibilité passionnée et mélancolique.


 
• Les précurseurs :  Rousseau avec les rêveries du promeneur solitaire, Chateaubriand,
• Les grands auteurs romantiques :  Lamartine, Hugo, Musse, Stendhal.

Image souvent associée au romantisme :
Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1817-1818 (Kunsthalle de Hambourg).

Si vous souhaitez pousser plus loin :
-http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/le_romantisme_en_litt%C3%A9rature/185879
- http://www.espacefrancais.com/le-romantisme/

lundi 16 avril 2018

En ce moment chez Lili ...# 17 Spécial Printemps du Livre

 

Ouverture de cette superbe journée au Printemps du livre de Montaigu, 
sous le président Mr Michel Bussi 
Un salon que j'aime pour plusieurs raisons, d'abord sa proximité, 
il est convivial à taille humaine, il y a une très bonne organisation
avec un excellent animateur Philippe Chauveau
qui nous offre des entretiens intéressants et consistants
alors pour en savoir plus ... cliquez ci dessous 


vendredi 13 avril 2018

Soeurs - Bernard Minier

Présentation de l'éditeur (XO éditions) thriller - policier

Mai 1993. Deux sœurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d’arbres.

Le jeune Martin Servaz, qui vient d’intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s’intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l’œuvre aussi cruelle que dérangeante.
Les deux sœurs n’étaient-elles pas ses fans ? L’un de ses plus grands succès ne s’appelle-t-il pas La Communiante ?… L’affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle.

Février 2018. Par une nuit glaciale, l’écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée… elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l’affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu’à l’obsession.
Une épouse, deux sœurs, trois communiantes… et si l’enquête de 1993 s’était trompée de coupable ?
Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l’encre noire.



Je remercie avec un grand "R" Babelio et la maison des éditions XO pour ce magnifique cadeau ! Cadeau car c'est vraiment ce que j'ai ressenti en lisant ce livre quelques jours avant sa sortie. Savourer d'avance le dernier roman de cet auteur fut un subtil délice ! N'ayons pas peur des mots. J'ai adoré !

Il me tardait de retrouver Servaz, et ayant sauté les deux derniers tomes, j’avais un peu peur d’être à la ramasse. Mais pas du tout, on peut lire "Soeurs" comme un roman à part entière, mais je conseillerai quand même d’aborder cet épisode en ayant au moins lu "Glacé" et éventuellement "le Cercle", il y a des évocations de ces histoires précédentes, et on sent mieux de quoi ça parle. Et puis surtout, quand on aime le héros, notre attachement est sans contexte un élément fort, motivant et plus émouvant dans la perception de l'histoire, comme c'est le cas ici.


Dans ce tome, l'approche est originale, l'auteur nous offre une pause en fouillant le passé de notre commandant, on revient à ses débuts dans la police judiciaire de Toulouse, nous sommes dans les années 90 et découvrons un Servaz, jeune et novice en la matière, il est confronté dès sa première enquête à un double meurtre, celui de deux jeunes filles Alice et Ambre. Les circonstances de ce massacre paraissent étranges, et très vite, l'équipe trouve un dénominateur commun, Erik Lang, un auteur à succès controversé, tout l'accuse et comme la résolution de l'enquête n'a pu se faire réellement par manque de preuve, l'ombre et le doute de cette histoire plane désormais sur Servaz. Alors quand une nouvelle victime subit le même sort, quasiment 30 ans plus tard, Servaz se retrouve projeté dans son passé, aurait-il laissé le vrai coupable en liberté ?...

Et revoilà donc Servaz, en questionnement permanent et au commande de cette nouvelle enquête, il a quelques années d'expérience en plus, une maturité évidente et une féroce envie de ne rien laisser passer cette fois-ci. Je ne vous cache pas que le nom de la victime a de quoi surprendre puisqu'elle le ramène directement dans la vie de Lang et de ses démons. Il y aura de nombreux flash-back dans cette histoire, et cela nous permettra de sentir l'évolution psychologique de Martin, on découvre ainsi certains pans de sa vie, son père, et l'enfance de Margot qu'on a appris a apprécier dans la série. Puis d'un point de vue plus professionnel, l'évolution des méthodes de la police et la modernité qui sert au mieux les intérêts des enquêteurs de nos jours. Bref, on sent les époques différentes, le contexte est ciselé et la gageure de nous embarquer est réussie !

L'omniprésence d'Hirtmann est balayé par un nouveau meurtrier qui joue à son tour dans la cour des grands, il va nous donner des rebondissements et de belles suées. Je vous préviens, quand on commence un Minier, on court après l'insomnie et le plaisir de lire une excellente histoire. C'est toujours aussi bien ficelée, l'écriture est fluide et coulante, elle s'insinue en vous jusqu'à la dernière page. Les détails sont là, croustillants et justes, donnant le  frisson et la réflexion en même temps. Il a su nous donner une histoire encore originale et palpitante en exploitant d'autres facettes de son personnage fétiche.

Ah ! Les serpents c'est pas mon truc, alors âmes sensibles motivez-vous !... j'ai du me percher sur une chaise ou rentrer mes pieds très vite sous les draps à certains instants ! Il ne nous ménage pas le bougre ! On sourira aussi en étudiant le portrait de Lang, l'auteur écrivain adulé devant des fans prêtes à tout, un comportement que l'auteur peut sans doute ressentir ou commencer à connaître ...
Il serait intéressant d'avoir son opinion à ce sujet ! ( je note la question pour le salon de Montaigu ! )

J'ai des éloges plein mon panier, et j'ai eu beaucoup de plaisir en retrouvant la fine équipe qui gravite et s'étoffe autour de Martin Servaz, fan inconditionnelle de ce héros récurrent, je recommande !
"Nuit" rejoindra ma pal ce week-end car j'ai l'intention de recroiser Bernard Minier, présent encore une fois au printemps du livre de Montaigu, pour mon plus grand bonheur et celui de ses fans ! et ma deuxième question sera  ... Alors à quand les prochaines aventures de Servaz ? ...





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lundi 9 avril 2018

En ce moment chez Lili ...# 16



Au programme : Un week-end à Paris : Théâtre, musée et salon du livre ...
Cliquez ci dessous pour en savoir plus !